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Qu’est ce qu’un Holter ?

La Fondation Un Cœur soutient la cardiologie vétérinaire. Celle-ci fait appel, comme pour l’homme, à différents outils diagnostiques, comme le Holter. Qu’est-ce qu’un Holter ?

Un Holter est un instrument diagnostique très utile en cardiologie. Bien connu en médecine humaine, son champ d’application s’étend aussi à la médecine vétérinaire, chez les chiens surtout, et chez les chats. Mais à quoi sert-il, et surtout en quoi est-il utile chez nos animaux ?

Un Holter est un outil portable qui permet un enregistrement en continu de l’activité électrique cardiaque, ou électrocardiogramme (ECG), au minimum pendant 24 heures. En pratique, il comporte deux parties : un boîtier d’enregistrement et un logiciel d’analyse. L’appareil est branché à l’animal par 5 à 7 électrodes, scotchées sur son thorax. L’ensemble est finalement plus petit qu’un téléphone portable, tout est maintenu dans un gilet. Cela permet d’augmenter le confort de l’animal, tout en préservant le dispositif bien en place, et ceci de façon totalement indolore.

Holter

Un Holter et son dispositif d’attache au chien (Dr Vittorio Saponaro – Unité de Cardiologie d’Alfort)

Il existe plusieurs types de Holter, selon la durée d’enregistrement souhaitée : 24, 48 voire une semaine. Pour des périodes plus longues, le Holter est implanté directement sous la peau, cette fois-ci sous la forme d’un micro-dispositif de quelques centimètres, appelé cardiaceventrecorder. L’enregistrement peut alors durer un an.

 

Mais pourquoi avoir recours au Holter chez nos animaux ?

Il est possible qu’après l’examen clinique de l’animal, et suite à de premiers examens complémentaires, le vétérinaire ait encore besoin de préciser le diagnostic.

-        Soit l’auscultation cardiaque met en évidence une arythmie, l’enregistrement Holter va alors permettre de mieux analyser et d’étudier sa récurrence au cours de la journée.

-        Soit l’animal ne présente pas d’arythmie au cours de l’auscultation, le Holter peut permettre de dépister des arythmies dites « occultes », qui se manifesteraient en dehors de la consultation et qui pourraient alors expliquer certaines manifestations cliniques (pertes de connaissance par exemple).

L’utilisation d’un Holter peut aider le vétérinaire à évaluer de façon précise l’efficacité d’un traitement anti-arythmique. Ceci est par exemple très utile lors de fibrillation atriale. Ce trouble du rythme cardiaque, plus souvent rencontré chez les grands chiens, est caractérisé, comme chez l’Homme, par des battements cardiaques irréguliers à haute fréquence. Si l’enregistrement Holter met en évidence une fréquence cardiaque moyenne de 125 battements par minute ou moins au cours de la journée, avec le traitement, le pronostic sera plus favorable.

Enfin, le Holter permet le dépistage de certaines maladies cardiaques caractéristiques de races particulières, difficilement décelables, voire indécelables, à l’échocardiographie. On peut citer :

-        la myocardiopathie dilatée chez le Doberman, révélée au Holter s’il enregistre plus de 300 extrasystoles ventriculaires par jour ;

-        la myocardiopathie arythmogène droite chez le Boxer, révélée au Holter s’il enregistre, entre autres, plus de 100 extrasystoles ventriculaires par jour ;

-        l’arythmie ventriculaire familiale chez le Berger Allemand, caractérisée par des arythmies potentiellement létales, survenant préférentiellement pendant le sommeil, notamment chez le jeune.

Doberman Holter

Holter sur un Doberman (Dr Vittorio Saponaro – Unité de Cardiologie d’Alfort)

 Les indications de l’examen Holter en médecine vétérinaire sont donc multiples.

Une fois installé sur l’animal, ce dernier rentre simplement chez lui pour la période définie. Il mène ses activités habituelles, et il est demandé au propriétaire de tenir un « journal » pour répertorier les heures précises d’apparition d’éventuels événements (malaises ou épisodes de fatigue par exemple).

Les seules limites de l’examen Holter sont les éventuels artéfacts qui peuvent être enregistrés si l’appareil bouge.

L’ultime étape est ensuite le recueil, l’analyse et l’interprétation des données. Le Holter comporte un logiciel qui distingue dans un premier temps les battements atypiques de ceux normaux. Un opérateur vérifie enfin tous les événements et corrige les éventuelles fausses interprétations du logiciel, afin d’établir le diagnostic final.

Le Holter est devenu un outil indispensable au cardiologue vétérinaire. Il s’agit d’un examen de choix chez l’animal atteint d’arythmie cardiaque, afin de le traiter au mieux. Chez nos carnivores domestiques, l’enregistrement le plus commun est réalisé sur 24 heures.

 

Bibliographie :

1 -  J Vet Cardiol. 2017 Oct;19(5):405-415. doi: 10.1016/j.jvc.2017.08.006. Epub 2017 Sep 29.

European Society of Veterinary Cardiology screening guidelines for dilated cardiomyopathy in Doberman Pinschers.

Wess G1, Domenech O2, Dukes-McEwan J3, Häggström J4, Gordon S5.

 2 -  Acta Myol. 2017 Sep 1;36(3):135-150. eCollection 2017 Sep.

Arrhythmogenic right ventricular cardiomyopathy in Boxer dogs: the diagnosis as a link to the human disease.

Vischer AS1,2, Connolly DJ3, Coats CJ1, Fuentes VL3, McKenna WJ4, Castelletti S1,5, Pantazis AA1,6.

 3 – Nherited ventricular arrhythmia in German Shepherd dogs. in Santilli, Moise, Pariaut, Perego

I. Santilli Ed. Edra, Milano, 2018 p. 224-225.

 

Un grand merci au Dr Vittorio Saponaro, de l’Unité de Cardiologie d’Alfort, pour sa pédagogie et pour ses explications sur le sujet.

 


Avancées et perspectives du traitement des affections cardiaques chez l’animal

La Fondation Un Cœur permet l’amélioration de la qualité de vie de nombreux animaux malades en soutenant le développement de nouvelles thérapies et techniques chirurgicales, notamment en cardiologie.

Cette action se traduit dans deux domaines principaux :

1) L’innovation de la prise en charge médicale et chirurgicale des grandes affections cardiaques animales

- La persistance du canal artériel est une malformation congénitale, très fréquente chez l’enfant et chez le chien, caractérisée par une communication anormale (le canal artériel) entre l’aorte et le tronc pulmonaire (Figure 1). Le canal a ainsi pour conséquence néfaste un mélange de sang « bleu » (non oxygéné) et « rouge » (« oxygéné »). Traditionnellement ligaturé chirurgicalement après ouverture du thorax, le canal peut désormais être fermé par une technique non invasive. L’introduction par les artères d’un petit dispositif biocompatible appelé ACDO (Amplatz® canine duct occluder) permet, en effet, à présent l’occlusion du canal sans ouvrir le thorax. La Fondation Un Cœur a permis à de nombreux chiens de bénéficier de cette méthode « high tech », comme par exemple Belle qui souffrait de cette affection. Retrouvez son histoire par le lien suivant : http://www.fondationuncoeur.com/belle-histoire/

Pour en savoir plus sur cette maladie, cliquez sur ce lien : http://www.fondationuncoeur.com/quest-ce-que-la-persistance-du-canal-arteriel/

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- La sténose pulmonaire est une autre malformation congénitale fréquente chez l’enfant et chez le chien se caractérisant par un rétrécissement à la sortie du cœur droit. Lorsque ce rétrécissement est marqué, le sang « bleu » a du mal à passer du ventricule droit dans l’artère pulmonaire pour rejoindre les poumons. Un manque d’oxygénation est alors possible, d’où l’apparition d’une fatigabilité, d’une intolérance à l’exercice, de malaises avec possible perte de connaissance, et même d’un arrêt cardiaque brutal.

Pour élargir l’obstacle, la technique de choix (appelée « valvuloplastie par ballonnet ») consiste, toujours sans ouvrir le thorax, à acheminer un ballonnet jusqu’au lieu de l’obstacle (Figure 2), à l’aide d’un cathéter introduit dans une veine. Le ballonnet est ensuite gonflé, une ou plusieurs fois, permettant d’élargir l’obstacle et ainsi de rétablir le passage du sang.

La Fondation Un Cœur a permis à de nombreux chiens de bénéficier de ce type d’intervention, comme par exemple Pia qui souffrait de cette affection à un stade préterminal. Retrouvez sa miraculeuse histoire via les liens suivants :
http://www.fondationuncoeur.com/dexcellentes-nouvelles-de-pia-6-mois-apres-son-intervention-elle-fete-son-premier-anniversaire/
https://www.facebook.com/627263943972095/videos/1175214876169540/

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- La maladie valvulaire dégénérative mitrale (MVDM) représente aujourd’hui un enjeu majeur en médecine des carnivores domestiques. Cette maladie caractérisée par une sorte de « vieillissement précoce » d’une des quatre valves du cœur (la valve mitrale) est en effet la cardiopathie canine la plus fréquente, représentant une cause courante de mortalité, notamment chez les chiens de petit format (Cavalier King Charles par exemple).

La Fondation Un Cœur participe depuis des années à aider des équipes à la mise au point de traitements médicaux et chirurgicaux innovants pour lutter contre la MVDM. Parmi ces traitements, citons par exemple le torasémide ayant démontré en 2017 son efficacité, permettant de diviser par deux le risque de décès cardiaque ou d’aggravation de l’insuffisance cardiaque chez les chiens atteints de MVDM (étude TEST, Journal of Veterinary Internal Medicine).

La Fondation Un Cœur soutient également le développement de thérapies chirurgicales innovantes. Un des objectifs actuels est la mise au point, en collaboration avec des équipes internationales (France et USA notamment), d’une correction « mini-invasive » de la MVDM évitant la mise en place d’une circulation extra-corporelle et l’ouverture du cœur. Chez l’homme à ce jour, une telle chirurgie réparatrice est déjà possible grâce à la mise en place, par exemple, d’une petite pince dénommée « clip mitral » (Figure 3) reliant les deux feuillets de la valve pour maintenir son étanchéité  : https://www.lequotidiendumedecin.fr/specialites/chirurgie/la-fuite-mitrale-stoppee-en-un-clip

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2) La révolution du traitement et du suivi des arythmies cardiaques

Tout comme l’homme, les animaux peuvent souffrir d’arythmies cardiaques et les pacemakers permettent d’en corriger certaines, lorsqu’elles deviennent réfractaires aux traitements médicaux et qu’elles engendrent des malaises fréquents avec un risque imminent d’arrêt cardiaque.
Si l’animal est de petit format, le pacemaker est implanté dans l’abdomen, une électrode reliant, à travers le diaphragme, la pile au cœur (voie dite trans-diaphragmatique). Si à l’inverse l’animal est de grand format, la pile est positionnée à la base de l’encolure et l’électrode est directement fixée à l’intérieur du cœur, comme cela est fait chez l’homme (voie dite endovasculaire).
Retrouvez l’explication du pacemaker plus en détail par le lien suivant : http://www.fondationuncoeur.com/peut-on-poser-un-pacemaker-a-un-chien/

Découvrez également l’histoire de Gina, la chienne « aux 3 pacemakers », racontée par sa propriétaire : http://www.fondationuncoeur.com/3-ans-et-demi-apres-la-pose-de-son-pacemaker-gina-profite-toujours-de-sa-nouvelle-vie/

Notons que le Holter permet le suivi rapproché d’animaux souffrant de diverses arythmies. Cet examen a également l’avantage de mettre en évidence des arythmies parfois très difficiles à détecter, ce qui permet d’adapter au mieux la prise en charge ultérieure. Ces arythmies intermittentes sont fréquentes, par exemple, chez les chiens grand format (Dobermann et Dogues, notamment) lors de maladies du muscle cardiaque dénommées « myocardiopathies ».

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Pour en savoir plus sur cet examen particulier, cliquez sur le lien suivant : http://www.fondationuncoeur.com/quest-ce-quun-holter-2/.

La recherche cardiologie animale a grandement évolué au cours de ces dernières années, c’est pourquoi la Fondation Un Cœur continuera à assurer de nombreux sauvetages grâce au soutien financier de ses généreux donateurs.  



Programmes vétérinaires financés par la Fondation Un Cœur – Animaux de compagnie

 Programmes vétérinaires financés par la Fondation Un Cœur – Animaux de compagnie

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Programme AC 1 : Soutien au diagnostic et aux traitements des animaux cardiaques

Objectif de ce programme Ce programme a pour objectif d’améliorer la prise en charge des animaux cardiaques, par l’achat de matériel médical et le financement de postes de vétérinaires dont une des missions est la dispense de soins de qualité aux animaux cardiaques.

Bilan des actions déjà réalisées et en cours - Grâce aux dons reçus, depuis sa création, la Fondation Un Cœur a permis le financement de 18 postes de jeunes vétérinaires, principalement rattachés à l’Unité de Cardiologie d’Alfort (École Nationale Vétérinaire d’Alfort, ENVA), unité reconnue pour la grande qualité de la médecine cardiologique qui y est pratiquée. Ces vétérinaires réalisent chacun, chaque année, plusieurs centaines d’actes médicaux (examens cliniques, ECG, échocardiographie, urgences cardiaques, mesure de pression artérielle et Holter : http://www.fondationuncoeur.com/quest-ce-quun-holter-2/). Ils participent également aux chirurgies cardiaques, à la fois en assistant les équipes de chirurgiens et par le biais de soins pré- et post-opératoires. Du matériel de qualité a pu être également financé, comme un ECG numérique permettant de faire des électrocardiogrammes à distance, ou encore un échocardiographe portable de qualité utilisé à la fois en urgence pour les animaux de compagnie mais également pour les missions destinées aux animaux sauvages (voir programmes Animaux sauvages et exotiques).

 

Programme AC 2 : Soutien à la recherche clinique en cardiologie vétérinaire au bénéfice de l’animal

Objectif de ce programme Ce programme a pour objectif d’améliorer le diagnostic et le traitement des maladies cardiaques dont l’animal souffre très couramment, en enrichissant les connaissances dans cette thématique. L’animal a beaucoup donné pour aider l’homme à mettre au point de nouvelles thérapies cardiovasculaires. Nous lui devons non seulement la découverte de nombreuses molécules, mais également toutes les techniques chirurgicales qui, chaque année, sauvent des milliers de patients à travers le monde depuis des décennies.  La Fondation Un Cœur souhaite ainsi rendre à l’animal ce qu’il a donné à l’homme en soutenant la recherche clinique en cardiologie vétérinaire.

Bilan des actions déjà réalisées et en cours - Grâce aux dons reçus, depuis sa création, la Fondation Un Cœur a permis le financement de plusieurs programmes de recherche clinique et de postes dédiés. Ces programmes et ces postes sont rattachés à l’Unité de Cardiologie d’Alfort (ENVA), unité internationalement reconnue pour ses publications et compétences dans le domaine et dont elle est l’un des leaders. La Fondation Un Cœur a ainsi pu contribuer à approfondir les connaissances de diverses maladies cardiaques comme par exemple la maladie d’Ebstein (à laquelle le Labrador retriever est prédisposé) ou encore la sténose pulmonaire chez le Bouledogue français (qui fait actuellement l’objet d’un programme génétique dans la race en raison de sa gravité potentielle).1,2 Elle a aussi participé à améliorer les connaissances en imagerie cardiaque non invasive chez le chien.3 Elle a enfin soutenu un essai clinique vétérinaire européen de grande ampleur, le plus important jamais réalisé, ayant permis de démontrer l’efficacité d’un médicament pour traiter l’insuffisance cardiaque (multipliant par 2 l’espérance de vie des chiens atteints d’œdème pulmonaire).4

Un des programmes de recherche clinique actuels est consacré à la maladie valvulaire dégénérative mitrale (cardiopathie canine la plus fréquente), notamment chez le Cavalier King Charles Spaniels, avec l’étude de nouveaux paramètres de détection précoce, de suivi et de pronostic.5

 

  1. 1.       Chetboul V, Damoiseaux C, Poissonnier C, Lavennes M, Bertrand S, Borenstein N, Behr L, Pouchelon JL, Gouni V, Desquilbet L. Specific features and survival of French bulldogs with congenital pulmonic stenosis: a prospective cohort study of 66 cases. J Vet Cardiol. 2018 Dec;20(6):405-414.
  2. 2.       Chetboul V, Poissonnier C, Bomassi E, Jamin C, Pouchelon JL, Tissier R, Desquilbet L. Epidemiological, clinical, and echocardiographic features, and outcome of dogs with Ebstein’s anomaly: 32 cases (2002-2016). J Vet Cardiol. 2020, sous presse.
  3. 3.       Chetboul V, Damoiseaux C, Lefebvre HP, Concordet D, Desquilbet L, Gouni V, Poissonnier C, Pouchelon JL, Tissier R. Quantitative assessment of systolic and diastolic right ventricular function by echocardiography and speckle-tracking imaging: a prospective study in 104 dogs. J Vet Sci. 2018 Sep 30;19(5):683-692.
  4. 4.       Chetboul V, Pouchelon JL, Menard J, Blanc J, Desquilbet L, Petit A, Rougier S, Lucats L, Woehrle F; TEST study investigators. Short-Term Efficacy and Safety of Torasemide and Furosemide in 366 Dogs with Degenerative Mitral Valve Disease: The TEST Study. J Vet Intern Med. 2017 Nov;31(6):1629-1642.
  5. 5.       Poissonnier C, Foulex P, Alvarado MP, Trehiou-Sechi E, Saponaro V, Passavin P, Ghazal S, Lefort S, Desquilbet L, Chetboul V. Left atrial volume assessment in 160 Cavalier King Charles Spaniels with and without degenerative mitral valve disease (2017-2019). Poster. Congress of the European College of Veterinary Internal Medicine, Milan, italie, 19-21 septembre 2019.

 

Programme AC 3 : Soutien à la chirurgie cardiaque vétérinaire

Objectif de ce programme - Les interventions cardiaques nécessitent, pour leur réalisation et réussite, à la fois du matériel onéreux et un personnel compétent nombreux. Ce programme a pour objectif d’aider la chirurgie cardiaque animale, par le financement de matériel (pour opérations endovasculaires ou à cœur ouvert), par celui de postes de vétérinaires participant à ces interventions et aux soins pré- et post-opératoires (voir programme Animaux de Compagnie), et par le soutien à des programme de recherche en chirurgie cardiaque au bénéfice de l’animal (voir ci-dessous celui en cours sur la maladie valvulaire dégénérative mitrale du chien).

Bilan des actions déjà réalisées et en cours - Grâce aux dons reçus, depuis sa création, la Fondation Un Cœur a participé à la réalisation de nombreuses interventions cardiovasculaires chez le chien et le chat. Parmi celles-ci, les plus fréquentes concernent les corrections endovasculaires de diverses malformations congénitales, comme la sténose pulmonaire (lien vers l’article STAP), la persistance du canal artériel (http://www.fondationuncoeur.com/quest-ce-que-la-persistance-du-canal-arteriel/) ainsi que la pose de pacemakers (http://www.fondationuncoeur.com/peut-on-poser-un-pacemaker-a-un-chien/).

La Fondation Un Cœur a également contribué à l’amélioration de l’imagerie utilisée pour le suivi des interventions cardiovasculaires comme, par exemple, le développement de l’échographie peropératoire intracardiaque (ou ICE, IntraCardiac Echocardiography). Le premier chien au monde a ainsi pu être opéré du cœur et sauvé grâce à l’utilisation de cette technique incroyable consistant à observer le cœur grâce à une sonde échographique miniature placée dans une artère.1 La Fondation Un Cœur a aussi participé à la réussite de plusieurs premières mondiales en chirurgie cardiaque, dont la première pose d’une valve cardiaque sans ouvrir le cœur chez un chien.2,3 Cette petite chienne de pompier dénommée Ida, qui déclinait en raison d’une malformation gravissime de naissance a ainsi pu être sauvée et vit en pleine forme dans sa famille, près de 18 mois après cette intervention hors du commun ayant réuni la Fondation Un Cœur, la Fondation Bardot, un industriel donateur (Medtronic) et 12 vétérinaires bénévoles (http://www.animaux-online.com/article,lecture,1839_chirurgie-cardiaque-un-nouveau-c-ur-pour-ida.html).

 

  1. Chetboul V, Damoiseaux C, Behr L, Morlet A, Moise NS, Gouni V, Lavennes M, Pouchelon JL, Laborde F, Borenstein N. Intracardiac echocardiography: use during transcatheter device closure of a patent ductus arteriosus in a dog. J Vet Cardiol. 2017 Jun;19(3):293-298.
  2. Lavennes M, Chetboul V, Passavin P, Gouni V, Damoiseaux C, Poissonnier C, Carazo Arias LE, Alvarado MP, Morlet A, Chevènement O, Behr L, Borenstein N. Successful transcatheter retrieval of embolized Amplatz Canine Duct Occluders in two dogs. J Vet Cardiol. 2018 Dec;20(6):451-457.
  3. Borenstein N, Chetboul V, Passavin P, Morlet A, Fernandez-Parra R, Carazo Arias LE, Giannettoni G, Saponaro V, Poissonnier C, Ghazal S, Lefort S, Trehiou-Sechi E, Marchal CR, Delle Cave J, Vannucci E, Behr L, Verwaerde P. Successful transcatheter pulmonary valve implantation in a dog: first clinical report. J Vet Cardiol. 2019 Dec;26:10-18.

 

 

INFORMATION IMPORTANTE !

Un programme de grande envergure est en cours de préparation concernant la maladie valvulaire dégénérative mitrale (MVDM), maladie cardiaque la plus fréquente du chien qui continue de faire des ravages, notamment chez les chiens de petit et moyen format comme le Cavalier King Charles Spaniels (lien vers l’article MVDM). Ce programme, retardé à ce jour par la pandémie Covid19, démarrera au deuxième semestre 2020 en collaboration avec le Professeur Christopher Orton de Colorado State University, célèbre pour sa contribution à la chirurgie cardiaque animale, et les équipes réunies de l’IMMR et de l’Unité de Cardiologie d’Alfort, l’IMMR. Le but de ce programme est la mise au point d’une technique de réparation de la valve mitrale, chez le chien atteint de MVDM, sans ouvrir le cœur grâce à un dispositif particulier.

 


Info !

Un trouble du rythme cardiaque vient d’être décrit pour la 1ère fois chez le chien dans le Journal of the American Veterinary Medical Association par l’équipe de l’Unité de Cardiologie d’Alfort (Dr. V Saponaro, Dr. P Passavin, Pr. V Chetboul et Pr. J-LPouchelon). Ces vétérinaires cardiologues ont su déceler sur un simple électrocardiogramme une anomalie qui est habituellement détectée chez l’homme grâce à des cathéters positionnés à l’intérieur du cœur ! Et fort heureusement, le chien va toujours très bien, plusieurs mois plus tard.

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Les arythmies cardiaques sont fréquentes chez les animaux et elles bénéficient de progrès constants dans leur diagnostic et leur traitement. Pour plus d’infos, rendez-vous sur le site de la fondation :

L’examen holter, c’est par ici : http://www.fondationuncoeur.com/?s=holter+

Et les pacemakers, c’est par là ! : http://www.fondationuncoeur.com/peut-on-poser-un-pacemaker-a-un-chien/


La chirurgie cardiaque vétérinaire : bilan et perspectives

Valérie Chetboula, Jonathan Bouvardb et Nicolas Borensteinc

a Professeur de Cardiologie, Agrégée de Pathologie Médicale, Dipl. ECVIM-CA (Cardiology). Unité de Cardiologie d’Alfort, CHUVA et UMR INSERM-ENVA U955. Ecole Nationale Vétérinaire d’Alfort, 7 avenue du général de Gaulle, 94704 Maisons-Alfort cedex, France.

bDVM, Dipl. internat en clinique des animaux de compagnie. Unité de Cardiologie d’Alfort, CHUVA, Ecole Nationale Vétérinaire d’Alfort, 7 avenue du général de Gaulle, 94704 Maisons-Alfort cedex, France.c DVM, PhD. IMM Recherche, 42 boulevard Jourdan, 75014 Paris, France.
 

 

La cardiologie vétérinaire est une discipline ayant bénéficié des avancées récentes de la cardiologie humaine et de ses propres recherches. Ceci est particulièrement vrai concernant le diagnostic des cardiopathies avec le développement de l’échocardiographie, de l’électrocardiographie et du Holter. Le traitement médical a de même fait de nombreux progrès, avec la preuve de l’efficacité de plusieurs classes de médicaments comme les inhibiteurs de l’enzyme de conversion de l’angiotensine, les inodilatateurs ou les diurétiques de dernière génération, permettant d’améliorer la qualité de vie et de prolonger la durée de vie des animaux cardiaques.

Certaines affections cardiaques animales peuvent aussi bénéficier d’un geste chirurgical curatif. Néanmoins, ceci reste limité à des interventions extra-cardiaques (sans ouvrir le cœur) réalisées au sein de cliniques vétérinaires : ligature du canal artériel, exérèse de tumeurs  de la base du cœur ou encore du péricarde (péricardectomie). S’y ajoute la possibilité de pose de pacemaker dont le but est de traiter des animaux atteints d’arythmies graves. Il n’existe pas de pacemaker spécifiquement conçu pour les chiens. Toutefois, des pacemakers humains sont adaptables aux animaux (Figure 1).

Depuis ces dernières années, d’autres corrections chirurgicales plus complexes, car « intra-cardiaques », sont accessibles aux carnivores domestiques. Elles sont réservées à des centres universitaires ou à des centres de recherche disposant d’un plateau technique important, doté d’équipements de haute technicité, permettant deux approches chirurgicales : l’une par voie endovasculaire (chirurgie dite « interventionnelle » pratiquée sans ouvrir le cœur) et l’autre à cœur ouvert nécessitant la mise en place d’une circulation extracorporelle (CEC).

Le partenariat entre l’Unité de Cardiologie d’Alfort (UCA) et des chirurgiens cardiaques de  l’IMM recherche (UCA-IMMR), créé il y a maintenant plus de 20 ans à l’initiative des professeurs J-L Pouchelon, V Chetboul et F Laborde, a permis d’opérer et de sauver des animaux souffrant de diverses cardiopathies, le plus souvent congénitales, par l’une ou l’autre de ces deux approches.

Interventions endovasculaires les plus courantes chez l’animal

  • Généralités : le cathétérisme interventionnel a été reconnu comme une technique novatrice et utile suite aux travaux du physiologiste français André Cournan dont les recherches à ce sujet lui ont valu l’attribution du prix Nobel de médecine en 1956. Cette technique consiste, sous contrôle d’un amplificateur de brillance, en l’introduction d’un cathéter dans une veine ou une artère  pour accéder au cœur. Le matériel étant introduit dans les vaisseaux à travers la peau, on parle aussi de procédures endoluminales ou percutanées. Ces procédures endovasculaires permet ainsi, de nos jours, d’éviter certaines interventions chirurgicales à cœur ouvert, notamment lors de sténose pulmonaire (rétrécissement de l’artère pulmonaire) et, plus récemment, de persistance du canal artériel chez les carnivores domestiques.

 

  • La persistance du canal artériel : la persistance du canal artériel est une des cardiopathies congénitales les plus courantes du chien. Le canal artériel, présent chez le fœtus, se ferme dans les 72 premières heures de la vie. La persistance du canal artériel est une malformation congénitale caractérisée par l’absence de fermeture de ce canal, entrainant ainsi un mélange de sang entre l’aorte et l’artère pulmonaire aux effets souvent délétères (40% de survie à 1 an sans correction chirurgicale [1]). La fermeture du canal artériel est classiquement réalisée par thoracotomie (ouverture du thorax) et ligature du canal après sa dissection. Néanmoins, une technique novatrice, réalisée par voie endovasculaire, peut être à présent proposée : elle consiste à introduire au travers d’un cathéter un petit dispositif appelé ACDO [2] (Amplatz® canine duct occluder) ayant pour but d’occlure la lumière du canal (Figures 2 à 5).
    Figure2-chir-cardioFigure3-chir-cardio
  • Figure4-chir-cardioFigure5-chir-cardio                                                                                                                                                           

    La procédure est contrôlée par angiographie et échocardiographie transœsophagienne (Figures 6 et 7).

Figure6-chir-cardio Figure7-chir-cardio

Ces dispositifs endovasculaires spécifiquement conçus pour le chien ont vu le jour à la fin des années 2000 et présentent l’avantage d’être spécifiquement adaptés à la forme et à la taille des  canaux artériels dans cette espèce. Le risque d’embolisation est donc particulièrement réduit. Cette technique présente, par ailleurs, de très bons résultats avec de nombreux avantages : temps opératoire court limitant les risques anesthésiques, absence de dissection du canal réduisant ainsi les risques hémorragiques, et absence d’ouverture du thorax permettant une hospitalisation post-opératoire de courte durée). Cette technique endovasculaire a permis aux équipes UCA-IMMR depuis 2008 de traiter avec succès plusieurs dizaines de chiens souffrant de cette malformation.

 

  • Figure8-chir-cardioLa sténose pulmonaire: De même, la dilatation par ballonnet (ou angioplastie pulmonaire percutanée) est la technique de choix pour corriger – sans ouvrir le cœur – une autre malformation congénitale très fréquente du chien, la sténose pulmonaire, représentant jusqu’à 32% des cardiopathies congénitales dans cette espèce [3], les Bouledogues français et anglais étant les races les plus prédisposées. La technique consiste à faire cheminer, par des cathéters introduits préalablement dans une veine, un ballonnet jusqu’au lieu de l’obstacle artériel. Le ballonnet est ensuite gonflé, souvent à plusieurs reprises, pour dilater l’obstacle et agrandir ainsi la voie de passage du sang (Figure 8). Le premier cas « humain » a été réalisé en 1982 [4] (après avoir été testé chez un Bouledogue Anglais en 1980) et en 2009, la première correction d’une sténose pulmonaire chez un grand félin (une panthère des neiges) utilisant cette technique a été réussie par les équipes UCA-IMMR [5].

Cependant, selon la complexité de la malformation de l’artère pulmonaire, certaines sténoses peuvent ne pas répondre à la dilatation par ballonnet. Dans ce cas, une angioplastie par implantation de stent peut s’avérer nécessaire.

Ces interventions chirurgicales interventionnelles, permettant d’accéder au cœur sans ouvrir le thorax, ont l’avantage d’être peu invasives par comparaison aux chirurgies à cœur ouvert avec amélioration fonctionnelle et augmentation de l’espérance de vie des animaux opérés. Cependant, ces techniques restent limitées aux cas évoqués ci-dessus (persistance du canal artériel et sténose pulmonaire) et mériteraient d’être développées pour d’autres affections cardiaques congénitales ou acquises, restant à l’heure actuelle incurables chez l’animal. La recherche ayant pour but de développer de nouveaux dispositifs endovasculaires offre ainsi de réelles perspectives d’avenir en chirurgie cardiaque vétérinaire.

Interventions à cœur ouvert – problématique

Certaines affections cardiaques imposent d’ouvrir le cœur pour être corrigées. Ceci nécessite le recours à la CEC dont le principe est de détourner le sang hors du cœur pendant le temps nécessaire à la réalisation des gestes chirurgicaux.

L’avènement de la CEC a révolutionné la chirurgie cardiaque chez l’homme dans les années 60 : d’une chirurgie très risquée, réalisée en aveugle (par palpation) et avec une fenêtre de temps d’intervention très courte, dans des conditions d’hypothermie mal contrôlés, elle est devenue une discipline de reconstruction, de réparation ou de remplacement, très codifiée, avec des gestes complexes, parfois très longs.

Grâce à la motivation de quelques chirurgiens vétérinaires d’universités Nord-américaines, véritables pionniers de cette discipline, la chirurgie cardiaque vétérinaire a bénéficié de l’usage de la CEC à partir des années 1970 [6].

Figure9-chir-cardio

Le montage de la CEC (remplaçant à la fois le cœur et les poumons du malade) nécessite la mise en place de canules au niveau des veines caves ou de l’atrium droit (canule atrio-cave). Ces canules permettent d’extraire le sang « non oygéné », qui est ensuite conduit via un circuit hépariné, vers un oxygénateur (jouant le rôle de poumon), puis vers une pompe (jouant le rôle du cœur). Le sang alors oxygéné est ensuite ré-injecté via une canule mise en place dans l’aorte ascendante (Figure 9).

Le circuit de CEC nécessite un réglage précis par un spécialiste appelé perfusionniste ou pompiste. Très peu de publications vétérinaires font état d’une expérience en chirurgie sous CEC en raison du plateau technique et du personnel nécessaire.

Toutefois, grâce aux équipes UCA-IMMR, plusieurs animaux ont pu bénéficier d’une chirurgie cardiaque à cœur ouvert sous CEC en France. Ces équipes ont de surcroit innové en évitant, comme classiquement réalisé chez l’homme, le recours à la cardioplégie (arrêt du cœur) pendant l’intervention. La première correction à cœur ouvert et cœur battant d’une malformation de la valve mitrale a ainsi été réalisée, avec succès, en 2002 chez un Cairn Terrier de 1 an (Figure 10).

Figure10-chir-cardioElle a été suivie en 2005 de la pose de la première valve bioprothétique chez un Bull Terrier de 1 an [7,8]. Enfin, plus récemment, (2010) la correction à cœur ouvert – cœur battant d’une malformation cardiaque congénitale grave chez un chat (Cor Triatratum Sinister) a été réalisée par les mêmes équipes[9].

Malgré ces avancées remarquables, de nombreux progrès restent à réaliser, notamment concernant le prise en charge chirurgicale de la cardiopathie la plus fréquente du chien, la maladie valvulaire dégénérative mitrale. Cette cardiopathie affecte préférentiellement les chiens de petit format, le Cavalier King Charles étant particulièrement prédisposé [9].Elle est à l’origine de décès par insuffisance cardiaque congestive (œdème pulmonaire) dans 25 à 40% des cas selon les races [10,11] malgré la mise en place d’un traitement médical. La réparation partielle sous CEC de la valve atteinte (valvuloplastie) permet de limiter les conséquences de la maladie [12]. Néanmoins, la solution optimale semble être le remplacement valvulaire complet grâce à la pose de prothèses adaptées au petit format et à la physiologie de ces chiens malades. Ceci reste l’objet de recherche en cours pour les années à venir…


Bibliographie

[1] Eyster GE, Eyster JT, Cords GB, Johnston J. Patent ductus arteriosus in the dog : charactéristics of occurrence and results of surgery in one hundred consecutive cases. J Am Vet Med Assoc 1976;168:435-438.

[2] Amplatz® Canine Duct Occluder, Infinity Medical, LLC™, West Hollywood, CA.

[3] Oliveira P, Domenech O, Silva J, Vannini S, Bussadori R, Bussadori C. Restrospective review of congenital heart disease in 976 dogs. J Vet Intern Med 2011;25:477-483.

[4] Buchanan JW, Anderson JH, White RI. The 1st balloon valvuloplasty : an historical note. J Vet Intern Med2002;16:116-117

[5] Chai N, Behr L, Chetboul V, Pouchelon JL, Wedlarski R, Tréhiou-Sechi E, Gouni V, Misbach C, Petit AM, Bourgeois A, Hazan T, Borenstein N.Successful treatment of a congenital pulmonic valvular stenosis in a snow leopard (Uncia uncia) by percutaneous balloon valvuloplasty. J Zoo Wildl Med 2010;41:735-738.

[6] Breznock EM, Vasko JS, Hilwig RW, Bell RL,Hamlin RL. Surgical correction, using hypothermia, of interventricular septal defect in the dog. J Am Vet Med Assoc 1971;158:1391-1400.

[7] Borenstein N, Daniel P, Behr L, Pouchelon JL, Carbognani D, Pierrel A, Macabet V, Lacheze A, Jamin G, Carlos C, Chetboul V, Laborde F.Successful surgical treatment of mitral valve stenosis in a dog. Vet Surg 2004;33:138-145.

[8] Behr L, Chetboul V, Carlos Sampedrano C, Vassiliki G, Pouchelon JL, Laborde F, Borenstein N. Beating heart mitral valve replacement with a bovine pericardial bioporthesis for treatment of mitral valve dysplasia in a Bull Terrier. Vet Surg 2007;36:190-198.

[9] Borenstein N, Gouni V, Behr L, Trehiou-Sechi E, Petit A, Misbach C, Raillard M, Pierrel A, Retortillo JL, Pouchelon JL, Laborde F, Chetboul V.Successful surgical treatment of cor triatriatum sinister in a cat under cardiopulmonary bypass.Vet Surg, sous presse.

[10] Chetboul V, Tissier R, Villaret F, Nicolle A, Déan E, Benalloul T, Pouchelon JL. Caractéristiques épidémiologiques, cliniques, écho-Doppler de l’endocardiose mitral chez le Cavalier King Charles en France : étude rétroscpective de 451 cas (1995 à 2003). Can Vet J 2004;45:1012-1015.

[11] Serfass P, Chetboul V, Carlos Sampedrano C, Nicole A, Benalloul T, Laforge H, Gau C, Hébert C, Pouchelon JL, Tissier R. Retrospective study of 942 small-sized dogs : Prevalence of left apical systolic heart murmur and left-sided heart failure, critical effects of breed and sex. J Vet Cardiol 2006;8:11-18.

[12] Uechi M. Mitral valve repair in dogs. J Vet Cardiol 2012;14:185-192.


Figure 1 : Mise en place d’un pacemaker chez un chien de petit format atteint d’une arythmie grave à l’origine de syncopes (plusieurs par jour). Le pacemaker, relié au cœur par une électrode, va quelques minutes plus tard être placé dans l’abdomen. Il a permis d’enrayer l’arythmie, faisant ainsi totalement disparaître les symptômes, ce pendant plusieurs années.Crédit photo : Pr. Valérie Chetboul (UCA).

 

Figure 2 : Schéma illustrant la pose d’un ACDO par voie endovasculaire chez un chien atteint de persistance du canal artériel. Crédit figure : Infiniti Medical.

A)   L’ACDO est attaché au cathéter et mis en place dans le canal artériel ;

B)    Le cathéter est ensuite retiré le long de l’aorte jusqu’à l’artère fémorale.

Ao : Aorte – TP : Tronc pulmonaire – CA : Canal artériel

 

Figure 3 : ACDO (Amplatz® canine duct occluder ; Infiniti Medical®) : dispositif formé de deux disques et ayant une forme de diabolo adapté à la forme des canaux artériels de chien.Crédit photo : Dr. Nicolas Borenstein (IMMR).

 

Figure 4 : Dissection de l’artère fémorale d’un chien en vue de la pose d’un ACDO.Crédit photo : Pr. Valérie Chetboul (UCA).

Figure 5 : Voie d’abord de l’artère fémorale et pose d’un cathéter guide en vue de l’occlusion d’un canal artériel par voie endovasculaire. Crédit photo : Dr. Cécile Damoiseaux (UCA).

 

Figure 6 : Images angiographiques montrant le déploiement d’un ACDO (flèche jaune) dans le canal artériel d’un chien sous contrôle échographique transœsophagien (*). Le cathéter guide introduit dans l’artère fémorale remonte l’aorte jusqu’au canal artériel (6A) où l’ACDO y est déployé (6B. Crédit photo : IMMR.

Figure 7 : Suivi per-opératoire d’une pose d’ACDO par échographie transœsophagienne.Crédit photo : Dr. Cécile Damoiseaux (UCA).

Figure 8 : Dilatation par ballonet d’une sténose pulmonaire sous contrôle échographique transœsophagien (*). L’injection de produit de contraste dans le ballon permet d’écraser l’obstacle situé dans l’artère pulmonaire. Noter la forme caractéristique du ballon en sablier (flèche bleue, 8A) avant la levée de l’obstacle (8B). Cette forme disparaît apres levée de l’obstacle (photo de droite).Crédit photo : IMMR.

 

Figure 9 : Principe de la circulation extra-corporelle.Crédit Figure : Dr. Nicolas Borenstein.

Figure 10 : Rébus, atteint d’une malformation grave de la valve mitrale, est le premier chien à avoir été opéré à cœur ouvert – cœur battant (équipes UCA-IMMR). Crédit Photo : Pr. Valérie Chetboul (UCA). 


Nos missions

 Principaux programmes vétérinaires financés par la Fondation Un Cœur

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 Programmes vétérinaires financés par la Fondation Un Cœur – Animaux de compagnie

Programme AC 1 : Soutien au diagnostic et aux traitements des animaux cardiaques

Objectif de ce programme - Ce programme a pour objectif d’améliorer la prise en charge des animaux cardiaques, par l’achat de matériel médical et le financement de postes de vétérinaires dont une des missions est la dispense de soins de qualité aux animaux cardiaques.

Bilan des actions déjà réalisées et en cours - Grâce aux dons reçus, depuis sa création, la Fondation Un Cœur a permis le financement de 18 postes de jeunes vétérinaires, principalement rattachés à l’Unité de Cardiologie d’Alfort (École Nationale Vétérinaire d’Alfort, ENVA), unité reconnue pour la grande qualité de la médecine cardiologique qui y est pratiquée. Ces vétérinaires réalisent chacun, chaque année, plusieurs centaines d’actes médicaux (examens cliniques, ECG, échocardiographie, urgences cardiaques, mesure de pression artérielle et Holter : http://www.fondationuncoeur.com/quest-ce-quun-holter-2/). Ils participent également aux chirurgies cardiaques, à la fois en assistant les équipes de chirurgiens et par le biais de soins pré- et post-opératoires. Du matériel de qualité a pu être également financé, comme un ECG numérique permettant de faire des électrocardiogrammes à distance, ou encore un échocardiographe portable de qualité utilisé à la fois en urgence pour les animaux de compagnie mais également pour les missions destinées aux animaux sauvages (voir programmes Animaux sauvages et exotiques).

 

Programme AC 2 : Soutien à la recherche clinique en cardiologie vétérinaire au bénéfice de l’animal

Objectif de ce programme - Ce programme a pour objectif d’améliorer le diagnostic et le traitement des maladies cardiaques dont l’animal souffre très couramment, en enrichissant les connaissances dans cette thématique. L’animal a beaucoup donné pour aider l’homme à mettre au point de nouvelles thérapies cardiovasculaires. Nous lui devons non seulement la découverte de nombreuses molécules, mais également toutes les techniques chirurgicales qui, chaque année, sauvent des milliers de patients à travers le monde depuis des décennies.  La Fondation Un Cœur souhaite ainsi rendre à l’animal ce qu’il a donné à l’homme en soutenant la recherche clinique en cardiologie vétérinaire.

Bilan des actions déjà réalisées et en cours - Grâce aux dons reçus, depuis sa création, la Fondation Un Cœur a permis le financement de plusieurs programmes de recherche clinique et de postes dédiés. Ces programmes et ces postes sont rattachés à l’Unité de Cardiologie d’Alfort (ENVA), unité internationalement reconnue pour ses publications et compétences dans le domaine et dont elle est l’un des leaders. La Fondation Un Cœur a ainsi pu contribuer à approfondir les connaissances de diverses maladies cardiaques comme par exemple la maladie d’Ebstein (à laquelle le Labrador retriever est prédisposé) ou encore la sténose pulmonaire chez le Bouledogue français (qui fait actuellement l’objet d’un programme génétique dans la race en raison de sa gravité potentielle).1,2 Elle a aussi participé à améliorer les connaissances en imagerie cardiaque non invasive chez le chien.3 Elle a enfin soutenu un essai clinique vétérinaire européen de grande ampleur, le plus important jamais réalisé, ayant permis de démontrer l’efficacité d’un médicament pour traiter l’insuffisance cardiaque (multipliant par 2 l’espérance de vie des chiens atteints d’œdème pulmonaire).4

Un des programmes de recherche clinique actuels est consacré à la maladie valvulaire dégénérative mitrale (cardiopathie canine la plus fréquente), notamment chez le Cavalier King Charles Spaniels, avec l’étude de nouveaux paramètres de détection précoce, de suivi et de pronostic.5

  1. 1.       Chetboul V, Damoiseaux C, Poissonnier C, Lavennes M, Bertrand S, Borenstein N, Behr L, Pouchelon JL, Gouni V, Desquilbet L. Specific features and survival of French bulldogs with congenital pulmonic stenosis: a prospective cohort study of 66 cases. J Vet Cardiol. 2018 Dec;20(6):405-414.
  2. 2.       Chetboul V, Poissonnier C, Bomassi E, Jamin C, Pouchelon JL, Tissier R, Desquilbet L. Epidemiological, clinical, and echocardiographic features, and outcome of dogs with Ebstein’s anomaly: 32 cases (2002-2016). J Vet Cardiol. 2020, sous presse.
  3. 3.       Chetboul V, Damoiseaux C, Lefebvre HP, Concordet D, Desquilbet L, Gouni V, Poissonnier C, Pouchelon JL, Tissier R. Quantitative assessment of systolic and diastolic right ventricular function by echocardiography and speckle-tracking imaging: a prospective study in 104 dogs. J Vet Sci. 2018 Sep 30;19(5):683-692.
  4. 4.       Chetboul V, Pouchelon JL, Menard J, Blanc J, Desquilbet L, Petit A, Rougier S, Lucats L, Woehrle F; TEST study investigators. Short-Term Efficacy and Safety of Torasemide and Furosemide in 366 Dogs with Degenerative Mitral Valve Disease: The TEST Study. J Vet Intern Med. 2017 Nov;31(6):1629-1642.
  5. 5.       Poissonnier C, Foulex P, Alvarado MP, Trehiou-Sechi E, Saponaro V, Passavin P, Ghazal S, Lefort S, Desquilbet L, Chetboul V. Left atrial volume assessment in 160 Cavalier King Charles Spaniels with and without degenerative mitral valve disease (2017-2019). Poster. Congress of the European College of Veterinary Internal Medicine, Milan, italie, 19-21 septembre 2019.

Programme AC 3 : Soutien à la chirurgie cardiaque vétérinaire

Objectif de ce programme - Les interventions cardiaques nécessitent, pour leur réalisation et réussite, à la fois du matériel onéreux et un personnel compétent nombreux. Ce programme a pour objectif d’aider la chirurgie cardiaque animale, par le financement de matériel (pour opérations endovasculaires ou à cœur ouvert), par celui de postes de vétérinaires participant à ces interventions et aux soins pré- et post-opératoires (voir programme Animaux de Compagnie), et par le soutien à des programme de recherche en chirurgie cardiaque au bénéfice de l’animal (voir ci-dessous celui en cours sur la maladie valvulaire dégénérative mitrale du chien).

Bilan des actions déjà réalisées et en cours - Grâce aux dons reçus, depuis sa création, la Fondation Un Cœur a participé à la réalisation de nombreuses interventions cardiovasculaires chez le chien et le chat. Parmi celles-ci, les plus fréquentes concernent les corrections endovasculaires de diverses malformations congénitales, comme la sténose pulmonaire (lien vers l’article STAP), la persistance du canal artériel (http://www.fondationuncoeur.com/quest-ce-que-la-persistance-du-canal-arteriel/) ainsi que la pose de pacemakers (http://www.fondationuncoeur.com/peut-on-poser-un-pacemaker-a-un-chien/).

La Fondation Un Cœur a également contribué à l’amélioration de l’imagerie utilisée pour le suivi des interventions cardiovasculaires comme, par exemple, le développement de l’échographie peropératoire intracardiaque (ou ICE, IntraCardiac Echocardiography). Le premier chien au monde a ainsi pu être opéré du cœur et sauvé grâce à l’utilisation de cette technique incroyable consistant à observer le cœur grâce à une sonde échographique miniature placée dans une artère.1 La Fondation Un Cœur a aussi participé à la réussite de plusieurs premières mondiales en chirurgie cardiaque, dont la première pose d’une valve cardiaque sans ouvrir le cœur chez un chien.2,3 Cette petite chienne de pompier dénommée Ida, qui déclinait en raison d’une malformation gravissime de naissance a ainsi pu être sauvée et vit en pleine forme dans sa famille, près de 18 mois après cette intervention hors du commun ayant réuni la Fondation Un Cœur, la Fondation Bardot, un industriel donateur (Medtronic) et 12 vétérinaires bénévoles (http://www.animaux-online.com/article,lecture,1839_chirurgie-cardiaque-un-nouveau-c-ur-pour-ida.html).

  1. Chetboul V, Damoiseaux C, Behr L, Morlet A, Moise NS, Gouni V, Lavennes M, Pouchelon JL, Laborde F, Borenstein N. Intracardiac echocardiography: use during transcatheter device closure of a patent ductus arteriosus in a dog. J Vet Cardiol. 2017 Jun;19(3):293-298.
  2. Lavennes M, Chetboul V, Passavin P, Gouni V, Damoiseaux C, Poissonnier C, Carazo Arias LE, Alvarado MP, Morlet A, Chevènement O, Behr L, Borenstein N. Successful transcatheter retrieval of embolized Amplatz Canine Duct Occluders in two dogs. J Vet Cardiol. 2018 Dec;20(6):451-457.
  3. Borenstein N, Chetboul V, Passavin P, Morlet A, Fernandez-Parra R, Carazo Arias LE, Giannettoni G, Saponaro V, Poissonnier C, Ghazal S, Lefort S, Trehiou-Sechi E, Marchal CR, Delle Cave J, Vannucci E, Behr L, Verwaerde P. Successful transcatheter pulmonary valve implantation in a dog: first clinical report. J Vet Cardiol. 2019 Dec;26:10-18.

 

INFORMATION IMPORTANTE !

Un programme de grande envergure est en cours de préparation concernant la maladie valvulaire dégénérative mitrale (MVDM), maladie cardiaque la plus fréquente du chien qui continue de faire des ravages, notamment chez les chiens de petit et moyen format comme le Cavalier King Charles Spaniels (lien vers l’article MVDM). Ce programme, retardé à ce jour par la pandémie Covid19, démarrera au deuxième semestre 2020 en collaboration avec le Professeur Christopher Orton de Colorado State University, célèbre pour sa contribution à la chirurgie cardiaque animale, et les équipes réunies de l’IMMR et de l’Unité de Cardiologie d’Alfort, l’IMMR. Le but de ce programme est la mise au point d’une technique de réparation de la valve mitrale, chez le chien atteint de MVDM, sans ouvrir le cœur grâce à un dispositif particulier.

 


 Programmes vétérinaires financés par la Fondation Un Cœur – Faune Sauvage

Programme FSE 1 : Soutien à l’amélioration du diagnostic et des soins des animaux sauvages et exotiques cardiaques

Objectif de ce programme Ce programme a pour objectif d’améliorer la prise en charge des animaux sauvages et exotiques cardiaques, par différentes actions : achat de matériel médical, soutien à des programmes de recherche clinique et financement d’un clinicat cardiologie/faune sauvage et exotique.

Bilan des actions déjà réalisées et en cours - Les affections cardiaques en parcs zoologiques sont sous-diagnostiquées et restent souvent des découvertes d’autopsie. Or, les félins captifs, à forte consanguinité, peuvent être atteints de cardiopathies congénitales ou acquises. De ce constat, un programme global d’études, de diagnostic et de soins en cardiologie de la faune sauvage a vu le jour sous la direction du Dr. Norin Chaï (vétérinaire à la Ménagerie du Jardin des Plantes) et du Pr. Valérie Chetboul (Unité de Cardiologie d’Alfort), avec la constitution du Wildlife Cardiology Group, impliquant des vétérinaires bénévoles des deux équipes. C’est dans le cadre de ce programme qu’une panthère des neiges avait pu bénéficier avec succès en 2011 de la première correction chirurgicale d’une malformation cardiaque congénitale (sténose pulmonaire)1. Une première étude, initiée il y a 5 ans par le WLC Group et visant à développer une base de données sur les paramètres cardiologiques des grands félins sauvages, vient aussi de porter ses fruits sous la forme d’une publication majeure dans le Journal of Zoo and Wildlife Medicine.2 Ce travail, qui représente la première étape pour améliorer le diagnostic et le traitement des cardiopathies chez les grands félins, a pu voir le jour grâce à la Fondation Un Cœur et l’Association Yaboumba réunies. Voir également le lien :  http://yaboumba.org/cardiologie-des-felins-sauvages/

Grâce aux dons reçus, depuis sa création, la Fondation Un Cœur a participé à plusieurs autres missions et programmes en France comme à l’étranger valorisées par des publications scientifiques, dont :

  • les premières descriptions d’une hypertension artérielle chez une panthère de neige et de Chine3,
  • la mise au point d’une technique pour réaliser des tracés ECG chez l’éléphant en milieu naturel,4 (voir également le lien : http://yaboumba.org/cardiologie-des-elephants/)
  • des examens échocardiographiques chez les paresseux.5 (voir également le lien : http://yaboumba.org/2016-costa-rica/)

La Fondation a également permis le financement d’un échocardiographe portable destiné à réaliser des échocardiographies non seulement conventionnelles mais également à de l’imagerie cardiovasculaire plus sophistiquée comme le Tissue Doppler Imaging (TDI) ou le Speckle Tracking Imaging au bénéfice de ces animaux. Ce même appareil peut également servir pour les animaux de compagnie (voir programme AC 1).

Enfin, depuis plusieurs années, la Fondation Un Cœur finance un clinicat en cardiologie/faune sauvage et exotique (programme dénommé ICASE « Internship en Cardiologie des Animaux Sauvages et Exotiques »), en collaboration avec l’association Yaboumba (Norin Chai), le Museum d’Histoire Naturelle et l’Unité de Cardiologie d’Alfort (voir programme FSE 2).

 

  1. Chai N, Behr L, Chetboul V, Pouchelon JL, Wedlarski R, Trehiou-Sechi E, Gouni V, Misbach C, Petit A, Bourgeois A, Hazan T, Borenstein N.  Successful treatment of a congenital pulmonic valvular stenosis in a snow Leopard (Uncia uncia) by percutaneous balloon valvuloplasty. J Zoo Wildl Med. 2010 Dec;41(4):735-738.
  2. Chai NPetit TKohl MBourgeois AGouni VTrehiou-Sechi EMisbach CPetit ADamoiseaux CGarrigou AGuepin RPouchelon JLChetboul V. Prevalence of valvular regurgitations in clinically healthy captive leopards and Cheetahs: a prospective study from the Wildlife Cardiology (wlc) group (2008-2013). J Zoo Wildl Med. 2015 Sep;46(3):526-33.
  3. Leclerc A, Trehiou-Sechi E, Greunz EM, Damoiseaux C, Bouvard J, Chetboul V. Systemic arterial hypertension secondary to chronic kidney disease in two captive-born large felids. J Vet Cardiol. 2017 Jun;19(3):308-316.
  4. Chai N, Pouchelon JL, Bouvard J, Sillero LC, Huynh M, Segalini V, Point L, Croce V, Rigaux G, Highwood J, Chetboul V. Proposed simple method for electrocardiogram recording in free-ranging asian elephants (Elephas Maximus).  J Zoo WildlMed. 2016 Mar;47(1):6-11.
  5. Chetboul V, Gouni V, Tissier R, Soto MJ, Huynh M, Pouchelon JL, Chai N. Feasibility, Within-Day and Between-Day Variability of Transthoracic Echocardiography in Sloths (Bradypus Variegatus and Choloepus Hoffmanni). J Vet Sci Med Diagn 2017 Dec;6:1-6. doi: 10.4172/2325-9590.100024.

 

Programme FSE 2 : financement d’un clinicat Cardiologie faune sauvage et exotique (programme ICASE « Internship en Cardiologie des Animaux Sauvages et Exotiques »)

 

Alors que la connaissance des maladies cardiovasculaires chez le chat et le chien continue de progresser rapidement, un certain nombre de facteurs entravent encore le diagnostic et le traitement de ces mêmes affections chez les animaux sauvages. Face à la multitude de taxons, tous spécifiques dans leur physiologie et anatomie, les normes électrophysiologiques et ultrasonores cardiovasculaires sont rarement évaluées ou ne sont pas facilement disponibles pour le vétérinaire. L’établissement d’un diagnostic d’affection cardiovasculaire reste ainsi difficile en raison de la faible pertinence des valeurs individuelles mesurées par manque de bases de données objectives. Les connaissances de la physiologie de base font aussi défaut, eu égard à l’immense variété des espèces rencontrées. A ceci s’ajoute, chez ces animaux si particuliers, l’absence de signe pathognomonique, voire parfois l’absence de signe clinique, héritage de leur comportement sauvage défensif. Le concept d’un Clinicat en Cardiologie des Animaux Sauvages et Exotique est totalement novateur. L’objectif est de contribuer à l’apport de connaissances relatives à l’anatomie, la physiologie, le diagnostic, et le traitement des maladies chez les petits et grands mammifères sauvages, d’oiseaux, de reptiles, d’amphibiens, de poissons et même de certains invertébrés.

Certes, des articles scientifiques existent sur certaines de ces thématiques. Mais les conduites et outils diagnostiques ante mortem font encore cruellement défaut pour de nombreuses espèces. Ce clinicat, outre son important potentiel pédagogique pour la médecine zoologique, contribue à rassembler et mettre à jour les connaissances actuelles, et surtout à découvrir et développer les vastes domaines encore inconnus de la cardiologie des animaux sauvages.

Le clinicien est encadré sous l’autorité « mixte » Dr. Norin Chai (diplômé du Collège Européen de Médecine Zoologique) et de l’équipe de l’UCA (Pr. Valérie Chetboul), en collaboration avec le Dr. Lionel Schilliger, diplômé du Collège Européen de Médecine Zoologique (Herpetology) et de l’American Board of Veterinary Practitioners (reptiles-amphibiens), pour la partie recherche clinique.

Objectifs du Clinicat

  • Développer des compétences cliniques dans le domaine de la médecine et particulièrement la cardiologie au sein de l’UCA.
  • Développer une connaissance de l’anatomie, de la parasitologie, la pathologie, la physiologie, la pharmacologie, la médecine préventive, la toxicologie appliquée aux espèces généralement présentées dans les établissements zoologiques, en rapport avec la cardiologie.
  • Participer à une activité de recherche clinique.
  • Développer une compétence en enseignement par l’organisation et l’animation de conférences pour les étudiants.

Ce programme, dénommé ICASE « Internship en Cardiologie des Animaux Sauvages et Exotiques », a déjà permis de diagnostiquer et soigner diverses espèces atteintes de cardiopathies (grands félins principalement). Deux projets sont en cours : la mise au point d’une technique d’examen cardiaque en douceur sans anesthésie ni tranquillisation chez les Orangs-outans (dont la cause de mort la plus fréquente est une myocardiopathie) et la validation d’une technique similaire chez les oiseaux (flamants roses). Ce dernier travail a fait l’objet d’une communication par le Dr. Mathilde M. Glüntz (clinicat cardiologie faune sauvage 2019-20) au congrès international Yaboumba 2020 :  Echocardiographic and electrocardiographic evaluation in anesthetized caribbean flamingos (Phoenicopterus ruber) : M. Gluntz, C. Poissonnier, D. Duby, A. Bourgeois, P. Passavin, P. Huberdeau, V. Chetboul, N. Chai)

 

Programme FSE 3 : financement d’un clinicat faune sauvage et exotique

La Fondation Un Cœur a également ouvert, en partenariat avec le Muséum et l’association Yaboumba un clinicat en médecine et chirurgie de la faune sauvage au sein de la Ménagerie, le zoo du Jardin des Plantes à Paris.  L’objectif principal de ce clinicat est de participer à la formation d’un(e) jeune vétérinaire au métier de vétérinaire en parc zoologique, d’en d’appréhender les différentes facettes et d’améliorer également les connaissances dans ce domaine.

Les cliniciens sont basés à la Ménagerie du Jardin des Plantes essentiellement. Les mentors sont le Pr. Valérie Chetboul et le Dr. Norin Chai. Les cliniciens peuvent être amenés à travailler dans d’autres institutions partenaires.

Objectifs du Clinicat

  • Participation active du clinicien dans la médecine et chirurgie des espèces rencontrées dans les institutions mères et partenaires (capture, contention, anesthésie, thérapeutique, autopsie, coprologie, chirurgie, radiographie, échographie, endoscopie, etc…)
  • Compréhension de l’élevage de l’animal sauvage en captivité et de la nutrition spécifique au maintien de chaque taxon dans la collection. (« journées soigneur », réalisation de fiches alimentaires, enrichissements, etc…)
  • Connaissance de l’anatomie, de la parasitologie, la pathologie, la physiologie, la pharmacologie, la médecine préventive, la toxicologie appliquée aux espèces généralement présentées dans les établissements zoologiques.
  • Recherche clinique, lectures de la littérature récente, et préparation de manuscrits scientifiques.
  • Développement d’une compétence en enseignement par l’organisation et l’animation de conférences pour étudiants.

Le clinicien a obligation de rédiger et publier au minimum un cas clinique dans un journal à comité de lecture, un « mini-projet » de recherche clinique. A la fin de son clinicat, il doit également rédiger un rapport d’activité pour la fondation Un Cœur. Pour exemple, le Dr. Théo Porcheron  (clinicat 2018-19), a donné une communication orale sur « le Comportement agonistique exacerbé chez une femelle tamarin-lion doré » lors des Journées de l’Association Francophone des Vétérinaires de Parcs Zoologiques, 22 mars 2019. Paris. Il est également coauteur d’une publication indexée :  Dylan Duby, Chloé Rezaie Haas, Aude Bourgeois, Théo Porcheron, Lolita Sommaire, Juan Alonso, Norin Chai. Utilisation de médecines complémentaires en parc zoologique. Le Point Vétérinaire.395. mai 2019. Enfin, il est l’auteur d’un article sur la maladie émergente et potentiellement zoonotique liée à l’infection par le virus Usutu et ses conséquences sur l’avifaune sauvage et captive dans La Semaine vétérinaire.

Pierre Huberdeau (clinicat 2019-20) a donné une conférence lors du dernier congrès international vétérinaire Yaboumba sur l’athérosclérose des oiseaux (Atherosclerosis in a 29-years-old male blue and yellow macam (Ara ararauna): diagnosis, treatment and contribution of echocardiography for the follow-up of atherosclerotic lesions. P. Huberdeau, D. Duby, A. Bourgeois, M. Gluntz, V. Chetboul, N. Chai). Il est également co-auteur d’une communication avec M. Glüntz (clinicat cardiologie faune sauvage 2019-20) au congrès international Yaboumba 2020 :  Echocardiographic and electrocardiographic evaluation in anesthetized caribbean flamingos (Phoenicopterus ruber) : M. Gluntz, C. Poissonnier, D. Duby, A. Bourgeois, P. Passavin, P. Huberdeau, V. Chetboul, N. Chai) Pierre Huberdeau est enfin coauteur de plusieurs publications en cours de rédaction ou de soumission dont une sur l’ophtalmologie des oiseaux et une autre sur un cas d’hernie digestive chez une grenouille.

 

 

Programme FSE 4 : financement d’un  « wildlife internship » basé au centre vétérinaire faune sauvage de Sumatra

L’association Yaboumba a monté un programme pluridisciplinaire intégré de Conservation alliant science vétérinaire, recherche, conservation, pédagogie et développement durable. Ce projet œuvre au sein d’une forêt primaire au nord de Sumatra, représentant le premier de son genre en Indonésie. Il répond à des besoins réels, formulés par les acteurs locaux eux-mêmes. Par la création d’un centre de soin moderne, il propose des soins aux animaux sauvages blessés pour les relâcher dans la nature, participe à des programmes de conservation et de reproduction. Ses infrastructures hébergent pour l’instant des vétérinaires mais à moyen long terme, des équipes de recherche de tous les domaines, travaillant aussi bien sur la flore que sur la faune. Le centre créé par Yaboumba apporte à la région une expertise vétérinaire. Les équipes de Yaboumba, par leurs connaissances pluridisciplinaires, pourront également apporter à moyen terme, leur soutien dans des microprojets de développement durable. Voir également les liens : http://yaboumba.org/presentation-projet-sumatra/ et https://www.facebook.com/watch/?v=342496739887632

Les institutions impliquées dans le projet sont : l’Association Yaboumba, le Zoo de la Boissière du Doré, la BKSDA (Office de Conservation des Ressources Naturelles) d’Aceh, le DLHK (Département de l’Environnement et des Forêts d’Aceh) et l’Université Vétérinaire Syiah Kuala d’Aceh.

Objectifs du Clinicat

  • Pratique de la médecine et chirurgie des espèces sauvages.
  • Compréhension et gestion d’un projet de Conservation.
  • Gestion d’un centre de soins.
  • Apprendre à vivre dans des endroits reculés et dans des contextes très éloignés du monde « occidental ».
  • Développement d’une compétence en enseignement par l’organisation et l’animation de conférences pour étudiants dans un pays différent.

La Fondation Un Cœur a ouvert, en partenariat donc avec l’association Yaboumba un clinicat « Wildlife ». L’objectif principal de ce clinicat est de s’occuper du centre et d’y assurer les soins vétérinaires. Notre première clinicienne est arrivée le 17 janvier 2020. Elle est logée dans le centre. Son mentor est le Dr. Norin Chai.

 

 


Qui sommes nous ?

logoFondationUnCoeur 


«On reconnait le degré de civilisation d’un peuple à la manière dont il traite ses animaux». Gandhi.

La fondation Un cœur, sous l’égide de la fondation de France, a pour objectif de contribuer à la protection de la biodiversité animale et la préservation des espèces notamment par le soutien à l’enseignement, la recherche consacrée au diagnostic et aux thérapies en cardiologie vétérinaire et de mettre le vétérinaire et l’animal au cœur des programmes de soutien aux personnes en difficulté (enfants malades, personnes handicapées, orphelins, personnes âgées, etc.)

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Créée en 2013, la Fondation Un Cœur est particulièrement active
dans son soutien à divers programmes vétérinaires dédiés aux animaux de compagnie ainsi qu’aux animaux

sauvages et exotiques. Retrouvez-les sous l’onglet « nos missions » (http://www.fondationuncoeur.com/nos-missions/)


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Pour plus d’infos, naviguez sur le site de la fondation :

La persistance du canal artériel c’est ici :http://www.fondationuncoeur.com/quest-ce-que-la-persistance-du-canal-arteriel/


L’examen holter, c’est par ici : 

http://www.fondationuncoeur.com/quest-ce-quun-holter-2/

Et les pacemakers, c’est par là ! : 

http://www.fondationuncoeur.com/peut-on-poser-un-pacemaker-a-un-chien/