LA CARDIOLOGIE … DE TOUS LES CŒURS !

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Le sanglier de Visaya est l’un des suidés les plus menacés au monde. Il est listé en « danger critique d’extinction » par l’IUCN (Union internationale pour la Conservation de la Nature) : 80 % de l’espèce a malheureusement disparu en moins de 30 ans…

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Les Drs Mathilde Gluntz et Pierre Huberdeau (Fondation Un Cœur, clinicats faune sauvage/cardiologie) ont réalisé, avec le Dr Norin Chai, un bilan de santé chez Priscilla. Cette jeune sanglier de Visaya se porte très bien, mais suite à l’auscultation d’un souffle cardiaque, des investigations plus poussées seront nécessaires… Suite au prochain épisode !

 


Faune sauvage / Cardiologie, mission « Oiseaux » (suite) : mesure de la pression intra-oculaire

Certaines maladies cardiaques peuvent potentiellement avoir des répercussions oculaires. De plus, la vision des oiseaux, l’une des plus performantes dans le règne animal, est essentielle à leur survie.

C’est pourquoi, dans le cadre du suivi d’une affection cardiaque, mais plus généralement pour toute évaluation clinique des oiseaux, la réalisation d’un examen ophtalmologique complet est essentielle.

Sur la vidéo, en slow-motion, un tonomètre est utilisé afin de mesurer la pression intraoculaire de Boss, un magnifique Ara Jaune et bleu (Ara Ararauna) découvert atteint d’une maladie cardiaque (cf. post du 12.12/2019). Participent à ces examens les Drs. Mathilde Glüntz et Pierre Huberdeau, vétérinaires en clinicat faune sauvage / cardiologie  via la Fondation Un Cœur et l’association Yaboumba en partenariat avec l’Unité de Cardiologie d’Alfort.

Pour visionner la vidéo, c’est ici !


Un entraînement un peu spécial chez les tapirs !

Dans le cadre du clinicat vétérinaire faune sauvage financé par la Fondation Un Cœur, l’entraînement médical de Tengah, le Tapir de Malaisie mâle de la Ménagerie du Jardin des plantes de Paris, a été approfondi.

Cet entraînement consiste à … lui gratouiller le ventre ! Le but de la manœuvre est de pouvoir contrôler des zones inaccessibles en temps normal et de pratiquer des interventions médicales sans engendrer de stress et sans recourir à une anesthésie générale, comme, par exemple, réaliser une prise de sang ou appliquer de la pommade sur ses pattes.

Ainsi, le suivi de son état de santé peut être optimal … ce qui n’a pas l’air de lui déplaire !

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Reportage : conférence sur la cardiologie des animaux sauvages et exotiques

La Fondation Un Cœur, en partenariat avec l’association Yaboumba Junior Alfort, a organisé le 12 novembre une conférence sur le thème de la cardiologie des animaux sauvages et exotiques. Cet événement a rencontré un franc succès : plus de 160 étudiants sont venus écouter les Drs Valérie Chetboul, Norin Chai, Lionel Schilliger, Mathilde Gluntz et Pierre Huberdeau.

Conf YabDe nombreux étudiants, toutes promotions confondues, sont venus assister à la conférence

Cette soirée, placée sous le signe de l’amitié, a surtout mis en avant le travail d’équipe entre les vétérinaires en faune sauvage et les spécialistes en cardiologie. Les Drs Chetboul, Chai et Schilliger ont en effet initié l’étude de cette discipline, encore méconnue chez les reptiles ou les grands félins il y a une vingtaine d’années.

De cette collaboration sont nés de nombreux travaux, largement publiés.

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Le Dr Norin Chai a notamment présenté le 1er cas de chirurgie cardiaque pratiqué chez une panthère des neiges, datant de 2010. Elle présentait un souffle cardiaque (systolique basal gauche), de grade important (entre 4 et 6), associé à un abattement. Une échocardiographie a été réalisée à l’Unité de Cardiologie d’Alfort, révélant une sténose très important de l’artère pulmonaire : son diamètre était seulement de 5 mm, et le sang y circulait alors à une vitesse très élevée. L’opération réalisée a consisté en une valvuloplastie par ballonnet. Après avoir cathétérisé la jugulaire, une sonde y a été insérée par fluoroscopie, qui a servi à guider le passage du ballon. Une fois au niveau de la sténose, le ballon a été gonflé pour dilater l’artère. Cette chirurgie a été un succès pour la panthère, dont l’abattement a totalement disparu dès la première semaine post-opératoire.

Le Dr Schilliger, spécialiste des reptiles, a ensuite abordé les particularités de ce groupe d’espèces, qui possèdent un cœur à l’anatomie originale ! Contrairement aux chiens, les reptiles ne présentent par exemple pas de toux en cas d’œdème pulmonaire cardiogénique. De plus, le ventricule du cœur des reptiles n’est pas cloisonné, mais présente des anfractuosités  appelés cava, contrairement aux crocodiliens, dont la morphologie du cœur est globalement semblable à celle des mammifères.

Toutes ces particularités permettent l’adaptation des reptiles à leur environnement. Les varans sont par exemple capables de « shunter » leur cœur par différence de pression lorsqu’ils se mettent en apnée. Cela permet de dévier le sang pauvre en oxygène vers la circulation systémique, afin de favoriser la perfusion des organes vitaux.

Les Drs Chetboul et Schilliger ont ensuite présenté leur premier projet réalisé il y a une vingtaine d’années : la mise en place d’un examen cardiaque standardisé chez les serpents. Ce travail a mené à une publication détaillant les différentes coupes à réaliser lors de l’examen échocardiographique des serpents.

Le Dr Huberdeau a enfin exposé les particularités de la cardiologie chez les oiseaux. La présentation clinique des pathologies cardiaques, ainsi que la manière de mener l’examen cardiaque chez ces espèces ont été détaillées.

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La cardiologie en faune sauvage et exotique a fait de nombreux progrès, et les recherches continuent grâce aux Dr Mathilde Gluntz et Pierre Huberdeau, actuellement en clinicat respectivement de cardiologie faune sauvage et faune sauvage, deux programmes financés par la Fondation Un Cœur, en partenariat avec l’association Yaboumba, l’Unité de Cardiologie d’Alfort, la Ménagerie du Jardin des Plantes et le Muséum d’Histoire Naturelle.

La Fondation Un Cœur permet donc au Dr Huberdeau de se former sur le terrain pendant 6 mois, en participant au suivi des cas, à la préparation et à la réalisation des interventions vétérinaires sur les animaux. De plus, il participe au suivi prophylactique des espèces du parc, ainsi qu’aux autopsies.

Pour en savoir plus :

1)     Chai N, Behr L, Chetboul V, Pouchelon JL, Wedlarski R, Tréhiou-Sechi E, Gouni V, Misbach C, Petit AM, Bourgeois A, Hazan T, Borenstein N. Successful treatment of a congenital pulmonic valvular stenosis in a snow leopard (Uncia uncia) by percutaneous balloon valvuloplasty. J Zoo Wildl Med. 2010 Dec;41(4):735-8.

2)     Chai N, Petit T, Kohl M, Bourgeois A, Gouni V, Trehiou-Sechi E, Misbach C, Petit A, Damoiseaux C, Garrigou A, Guepin R, Pouchelon JL, Chetboul V. Prevalence of valvular regurgitations in clinically healthy captive leopards and cheetahs: a prospective study from the wildlife cardiology (WLC) group (2008-2013).J Zoo Wildl Med. 2015 Sep;46(3):526-33.

3)     Chai N, Pouchelon JL, Bouvard J, Sillero LC, Huynh M, Segalini V, Point L, Croce V, Rigaux G, Highwood J, Chetboul V. Proposed simple method for electrocardiogram recording in free-ranging asian elephants (elephas maximus).J Zoo Wildl Med. 2016 Mar;47(1):6-11.

4)     Chetboul V, Schilliger L, Tessier D, Pouchelon JL, Frye F.[Specific features of echocardiographic examination in ophidians. Schweiz Arch Tierheilkd 2004 Jul;146(7):327-34.

5)     Schilliger L, Chetboul V, Damoiseaux C, Nicolier A. Restrictive cardiomyopathy and secondary congestive heart failure in a mcdowell’s carpet python (moreliaspilotamcdowelli).J Zoo Wildl Med. 2016 Dec;47(4):1101-1104.

6)     Schilliger L, Tréhiou-Sechi E, Petit AM, Misbach C, Chetboul V. Double valvular insufficiency in a Burmese python (Python molurusbivittatus, Linnaeus, 1758) suffering from concomitant bacterial pneumonia.J Zoo Wildl Med. 2010 Dec;41(4):742-4.


Flamants roses

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Le Flamant rouge (Phoenicopterus ruber) est une espèce protégée, dont la couleur si particulière des plumes s’explique par leur alimentation à base de crustacés.

Près d’une trentaine de flamants ont pu bénéficier ce mois-ci d’un bilan de santé complet, incluant entre autres un check-up cardiovasculaire inédit, par les équipes de la Ménagerie du Jardin des Plantes (Dr. N Chai) et de l’Unité de Cardiologie d’Alfort (Drs C Poissonnier et P Passavin), avec la participation du Dr M Gluntz (clinicat cardiologie/faune sauvage soutenu par la Fondation Un Cœur et  l’association Yaboumba). Les oiseaux étaient tous en parfaite santé, et les données récoltées serviront de précieuse base pour aider à soigner au mieux cette espèce. »

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Le dendrolague est un kangourou arboricole menacé d’extinction à cause de la chasse et de la perte de son habitat

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Un programme d’élevage européen de ce marsupial a été mis en place. La Ménagerie du Jardin des Plantes, qui s’implique activement dans la protection des espèces en voie de disparition, y participe. Dans le cadre du Clinicat en cardiologie faune sauvage soutenu par la Fondation Un Cœur et l’association Yaboumba, dirigé par le Dr. Norin Chaï et le Pr. Valérie Chetboul, Kau Kau, une jeune femelle dendrolague qui a rejoint récemment la Ménagerie a pu bénéficier d’un check-up cardiaque complet.  Nous sommes heureux de vous annoncer qu’elle se porte comme un charme.

Merci aux Drs. Solène Lefort et Vittorio Saponaro (Unité de Cardiologie d’Alfort) de leur implication.

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Les maladies cardiaques chez les grands félins


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Les maladies cardiaques peuvent affecter les grands félins. La fondation Un Coeur, en association avec l’association Yaboumba et le muséum d’histoire naturelle (Dr. Norin Chai) ainsi que l’Unité de Cardiologie d’Alfort (UCA, Pr. Valérie Chetboul) soutient leur dépistage et leur traitement.

Le 8 et 9 mars se tenait à l’Ecole Nationale Vétérinaire d’Alfort le congrès de l’association Yaboumba Junior consacré aux nouveaux animaux de compagnie (NAC) et à la faune sauvage. Une des intervenantes était le Dr Solène Lefort qui, dans le cadre de son Clinicat en cardiologie des animaux sauvages et exotiques financé par la Fondation Un Coeur, a présenté une conférence expliquant une affection cardiaque congénitale particulière découverte par ces équipes (le ventricule droit à double chambre) et pouvant toucher les bébés panthères. Une centaine de personnes était présente.

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Un bilan de santé pour les grands tatous velus de la Ménagerie du Jardin des plantes de Paris

Début février, les grands tatous velus de la Ménagerie du Jardin des plantes de Paris ont bénéficié d’un bilan de santé grâce à leurs soigneurs et à l’équipe vétérinaire, dont fait partie le clinicien formé dans le cadre du clinicat faune sauvage financé par la Fondation Un Cœur. Une échographie abdominale et une auscultation cardiaque ont notamment pu être pratiquées afin d’obtenir de précieuses données physiologiques sur leur état de santé, qui seront utiles lors des prochains suivis de ce couple.

Ces animaux d’Amérique du Sud sont reconnaissables à leurs plaques cornées qui forment une carapace protectrice lorsqu’ils se roulent en boule. Bien que la population globale de cette espèce soit plutôt stable, elle est par endroits menacée par l’extension des zones agricoles et par la chasse pour sa viande et pour sa carapace, utilisée pour fabriquer des instruments de musique.

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Clinicat vétérinaire faune sauvage – Entraînement médical des pandas roux de la Ménagerie du Jardin des plantes

Dans le cadre du clinicat vétérinaire faune sauvage à la Ménagerie du Jardin des plantes de Paris, financé par la Fondation Un Cœur, un travail d’entraînement médical des pandas roux a été approfondi.

Cet entraînement est un outil qui permet des interventions médicales sur des animaux sauvages sans engendrer de stress et sans recourir à une anesthésie générale. Il consiste à habituer l’animal à des gestes nécessaires à son examen clinique ou la réalisation d’un acte médical grâce à des récompenses, comme ici, des raisins. Chez ces pandas roux, cet entraînement permet de réaliser une auscultation cardiaque, une palpation abdominale et une échographie des organes abdominaux. Ainsi, le suivi de l’état de santé et de la reproduction de ces pandas roux peut être mené de façon optimale.

Les pandas roux sont en danger d’extinction, notamment à cause de la destruction de leur habitat au profit d’activités humaines. La Ménagerie du Jardin des plantes de Paris participe au programme d’élevage conservatoire de cette espèce.

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Dépistage des affections cardiques chez deux bébés panthères des neiges

L’Association Yaboumba et l’Unité de Cardiologie d’Alfort (UCA), soutenues par la Fondation Un Cœur, poursuivent leur travail commun de dépistage des affections cardiaques chez les grands félins. Comme démontré par ces équipes de vétérinaires, les panthères sont en effet prédisposées à ces maladies, et il est important de les détecter précocement afin de les soigner au mieux.

Dans le cadre de ce programme dirigé par le Dr. Norin Chaï et le Pr. Valérie Chetboul, deux bébés panthères des neiges viennent ainsi de bénéficier d’un check-up cardiovasculaire complet. Les examens ont pu être faits sans anesthésie et tout en douceur !

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Clinicat Cardiologie Faune Sauvage – Grands Singes

Les grands singes (Orang Outan, Gorille, Chimpanzé et Bonobo) sont à un pas de l’extinction d’après la récente mise à jour de la liste rouge des espèces menacées de l’UICN. Or les affections cardiovasculaires représentent une des principales causes de leur mortalité, la plus fréquente étant une myocardiopathie (ou maladie du muscle cardiaque).

Dans le cadre du clinicat cardiologie faune sauvage, financé par la Fondation Un Cœur, sous la direction du Dr Norin Chaï et du Pr. Valérie Chetboul, un travail impliquant le Dr. Solène Lefort a débuté  dans l’objectif de développer des outils diagnostiques de détection précoce de cette affection cardiaque à l’origine de morts subites (collaboration Muséum d’Histoire Naturelle, association Yaboumba, Unité de Cardiologie d’Alfort). 

Les prochains mois s’annoncent donc riches en découvertes et en émotions ! Nous ne manquerons pas de vous tenir informés de l’avancée de cette étude. 

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Clinicat Cardiologie Faune Sauvage & Clinicat Médecine de la Faune Sauvage

  Depuis Septembre 2018 ont débuté les programmes de formation « Clinicat Vétérinaire Faune Sauvage » à la Ménagerie, le zoo du Jardin des Plantes et « Clinicat de Cardiologie en Faune Sauvage » à la Ménagerie, le zoo du Jardin des Plantes et au Service de Cardiologie de l’Ecole Nationale Vétérinaire d’Alfort.

Ces programmes, dirigés par le Pr. Valérie Chetboul et le Dr. Norin Chai sont entièrement financés par la Fondation Un cœur. Ils ont pour objectif de faire découvrir pour l’un, les spécificités en Cardiologie de la Faune Sauvage et pour l’autre, les particularités du métier de vétérinaire en parc zoologique et d’en d’appréhender les différentes facettes.

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La fondation Un Cœur et l’Association Yaboumba soutiennent le groupe de travail « Wildlife Cardiology Group (WLC) »

La fondation Un Cœur et l’Association Yaboumba soutiennent le groupe de travail « Wildlife Cardiology Group (WLC) » consacré à la cardiologie des animaux sauvages Les pathologies cardiaques en parcs zoologiques sont sous-diagnostiquées et restent malheureusement trop souvent encore des découvertes d’autopsie.Or, les félins captifs, à forte consanguinité, peuvent être atteints, tout comme les humains, à la fois de cardiopathies congénitales (présentes à la naissance) et acquises (apparaissant généralement à l’âge adulte). Ils peuvent aussi en être traités médicalement voire chirurgicalement.De ce constat, un programme global d’études, de diagnostic et de soins en cardiologie de la faune sauvage a vu le jour sous la direction des Dr. Norin Chaï (Ménagerie du Jardin des Plantes) et du Pr. Valérie Chetboul (Unité de Cardiologie d’Alfort), avec la constitution du Wildlife Cardiology (WLC) Group, impliquant des vétérinaires bénévoles des deux équipes.C’est dans le cadre de ce programme qu’une Panthère des Neiges avait pu bénéficier avec succès en 2011 de la première correction chirurgicale d’une malformation cardiaque congénitale (sténose pulmonaire). Une première étude, initiée il y a 5 ans par le WLC Group et visant à développer une base de données sur les paramètres cardiologiques des grands félins sauvages, vient aussi de porter ses fruits sous la forme d’une publication majeure dans le Journal of Zoo and Wildlife Medicine, journal de référence pour les vétérinaires de parcs zoologiques et de faune sauvage. Ce travail, qui représente la première étape yaboumbapour améliorer le diagnostic et le traitement des cardiopathies chez les grands félins, a pu voir le jour grâce à la Fondation Un Cœur et l’Association Yaboumba réunies.
Un guépard examiné au zoo de la Palmyre dans le cadre du programme de dépistage  des cardiopathies lancé par le WLC group.
Le Wildlife Cardiology Group  réunit les équipes de la Ménagerie du jardin des Plantes et celle de l’Unité de Cardiologie d’Alfort (UCA) dirigées respectivement par le Dr. Norin Chaï et le Pr. Valérie Chetboul, ainsi que le Dr. Thierry Petit (Zoo la Palmyre).


Echocardiographie d’un dauphin (vidéo)

Fondation un coeur – Vétérinaire : Valérie Chetboul – échocardiographie d’un dauphin avec l’équipe du delphinium du Parc Astérix. Image :  Julianne Klein


Interventions vétérinaires d’urgence sur des chimpanzés dans le cadre d’une aide à l’association HELP CONGO

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Contexte

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H.E.L.P. Congo (Habitat Ecologique et Liberté des Primates) agit pour la sauvegarde des chimpanzés et leur réintroduction en milieu naturel depuis 1989. Aliette Jamart, une Française vivant en République du Congo, décide à l’époque de venir en aide aux chimpanzés et autres primates du « zoo mouroir » de Pointe-Noire. Les chimpanzés y vivent alors dans des conditions misérables. Elle les recueille chez elle. « Une fois que l’on a pris un chimpanzé dans ses bras, il devient impossible de s’en détacher… » souligne Aliette Jamart. Les recueillir ne suffit pas : il faut aussi enrayer le trafic illégal et protéger la forêt. Ainsi depuis 2000, HELP Congo développe d’autres programmes : l’éducation et l’information à l’environnement, la création d’une plantation pilote, des missions scientifiques sur l’habitat des primates… Élevée en 2008 au grade de Chevalier de la Légion d’Honneur, en reconnaissance de ses quarante trois années d’activités professionnelles et associatives, c’est le 28 avril 1989 qu’Aliette Jamart fait la promesse de rendre leur liberté aux chimpanzés… En 1991 le gouvernement congolais met à la disposition de HELP trois îles boisées sur la lagune de Conkouati, à 180 kilomètres au Nord de Pointe-Noire. Ainsi est né le Sanctuaire de Conkouati. En novembre 1996, cinq chimpanzés sont relâchés au Triangle, zone forestière au sein du Parc National de Conkouati-Douli. Il s’agit du premier relâcher de chimpanzés dans leur milieu naturel jamais réalisé ! Plus de soixante dix chimpanzés ont été accueillis par HELP Congo entre 1989 et aujourd’hui. Parmi eux se trouve une majorité de jeunes individus, parfois âgés de moins d’un an, saisis par les autorités congolaises ou abandonnés par des particuliers. Les plus âgés, proviennent du zoo de Pointe-Noire (détruit en 1994), d’autres ont été déplacés du zoo de Brazzaville pendant la guerre de 1997.

Ils ont été accueillis sur une des îles du Sanctuaire. À ce jour, deux des trois îles sont encore habitées par des chimpanzés. Ils y trouvent de quoi manger mais de façon insuffisante : un complément nutritionnel leur est apporté quotidiennement. Aujourd’hui, partout sur le globe, des milliers d’espèces animales et végétales disparaissent, parfois même avant d’avoir été décrites ou étudiées ; et au rythme actuel de la déforestation 90% de l’habitat des grands singes aura disparu en Afrique d’ici 2030. Les hommes sont donc responsables de l’avenir de ce « cousin » éloigné… HELP Congo a pour vocation d’agir pour la conservation des primates, mais aussi de leur habitat et de tout ce qui en assure l’équilibre. Pour cela, il faut à la fois protéger la nature et sensibiliser les hommes. HELP Congo lutte donc également contre le braconnage en soutenant les autorités congolaises dans leurs actions, et en dissuadant les braconniers, par la présence permanente de ses équipes en forêt. En sensibilisant à la préservation de la forêt, en luttant contre la déforestation, et en participant activement à la recherche scientifique sur les primates, HELP Congo montre que la réintroduction est vraiment un outil de conservation, le braconnage ayant fortement diminué depuis 1996.

Le projet

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HELP CONGO nous a contacté pour les aider sur différents cas cliniques. «Lucie», une femelle chimpanzée,  a été vue en chaleur fin 2011. Depuis février 2012, aucune chaleur n’a été observée. Il y a eu des accouplements avec le mâle dominant. Elle a été ensuite observée avec un « gros ventre » en mai 2012. Le vétérinaire de HELP CONGO pense qu’elle aurait dû accoucher  fin août. Elle a encore un juvénile de 6 ans avec elle.
Sur elle, il faudrait donc faire une échographie pour objectiver une gestation. Et si oui, voir si le bébé est viable. Dans tous les cas, si elle n’arrive pas à mettre bas, une césarienne serait envisagée.
«Pépère», un mâle adulte qui présente des syncopes lorsqu’il s’excite. Une pathologie cardiaque sous jacente est suspectée. Il s’agit de faire sur lui un examen cardiologique complet et proposer le cas échéant un traitement.
«Chinois», présente des sinusites chroniques. Le vétérinaire aurait besoin de lui faire faire une rhinoscopie pour évaluer ses sinus et cornets nasaux.
«Cheyenne» est une femelle dépressive qui a perdu son bébé. Elle ne s’en est pas remise et présente des problèmes de santé depuis. Le vétérinaire nous demande s’il est possible de lui faire une échographie abdominale pour déceler ou non des kystes parasitaires intestinaux.

Approche méthodologique

  • Les animaux sont tous en forêt mais viennent à l’appel des bénévoles et des éco-rangers de HELP CONGO. Il y a une relation de confiance qui s’est installée. Les anesthésies s’effectueront par voie orale avec des anesthésiques cachés dans des fruits ou du jus
  • du fruit. Les matériel échographique et endoscopique sont tous portables et les examens peuvent s’effectuer en forêt même. Dans le cas d’une chirurgie, un « bloc opératoire » improvisé pourra également être installé.
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Etude des cardiopathies chez les grands félins

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Pr. Valérie Chetboul – Dr. Norin Chai

 

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Contexte

De tous les animaux chasseurs, les félins sont bien les plus impressionnants. Dotés par la nature d’armes redoutables, ils illustrent à merveille cette beauté indomptée de la vie sauvage. Cependant, la cohabitation avec l’homme est difficile et dans les prochaines dizaines années, nous verrons disparaître nombre d’espèces sauvages de leur milieu naturel.De fait, de plus en plus, la survie de nombreuses espèces animales dépend de la reproduction en captivité. Nourrir les connaissances sur la biologie, la physiologie, affiner les méthodes de prévention, les outils diagnostic, et définir des protocoles de traitements de plus en plus spécifiques, permettent de réduire la morbidité et la mortalité des populations et ainsi aider à la conservation de nombreuses espèces menacées. Les pathologies cardiaques en parcs zoologiques sont souvent sous diagnostiquées. La plupart des félins captifs – qui sont souvent consanguins – semblent en souffrir. De plus, de nombreuses lésions cardiaques ne se voient pas à l’autopsie. De ce constat, un projet global d’étude sur les maladies cardiaques a été lancé par le service de Cardiologie de l’Ecole Nationale Vétérinaire d’Alfort, la Ménagerie du Jardin des Plantes et Yaboumba. Continuer la lecture …


Etude cardiologique et dépistage de la tuberculose dans une population d’éléphants en milieu naturel au Cambodge

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Pr. Valérie Chetboul – Dr. Norin Chai

 

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Les éléphants sont les plus grands mammifères terrestres. Ils subissent des agressions directes telles que le braconnage pour leur ivoire, la perte de l’habitat, la pollution, le changement climatique… La perte de l’habitat induit par ailleurs un cercle vicieux où la confrontation Eléphants / Hommes (agriculteurs) devient inéluctable et où l’un doit laisser la place à l’autre (même s’il existe des projets de conservation participatifs sensibilisant et prônant la cohabitation). Les éléphants font partie des animaux les plus intelligents. Tant en sciences comportementales qu’en neurophysiologie et anatomie, les preuves ne manquent pas pour décrire aussi bien une intelligence pragmatique qu’émotionnelle. Passer ne serait-ce qu’une courte période en leur compagnie suffit à se rendre compte de leur sensibilité, comme individus, et de leur complexité, en tant que groupe. On parle chez eux d’empathie, de compassion, d’altruisme, mais aussi, d’automédication, de jeux, de simulations, d’imitations, d’utilisation outils, d’art, de conscience de soi, de rites funéraires… Parler du massacre des éléphants, c’est simplement parler de «génocide»… Des raisons simplement éthiques et ces raisons seules devraient être suffisantes pour protéger ces êtres hautement sensibles. L’éléphant n’est pas une simple espèce menacée parmi d’autres. Il représente notre volonté (ou non) de préserver la nature. Si nous sommes incapables de sauver de l’extinction le plus grand des mammifères terrestre, comment pourrons-nous sauver les autres espèces et à moyen – long terme, nous sauver nous mêmes ? Il y a plusieurs siècles, les Romains n’avaient pas compris le lien entre leur consommation d’ivoire et la raréfaction de l’animal qui le fournissait. Pline écrivait «le principal ennemi naturel de l’éléphant était le dragon»… Aujourd’hui, nous vivons à une époque où nous sommes à la fois acteur et spectateur de l’extinction d’une «espèce clé». Nous savons et réalisons ce que nous faisons, nous en connaissons les conséquences, et malgré cela, nous poursuivons notre oeuvre de destruction… La tuberculose représente un problème majeur de santé publique chez l’homme et reste la première cause de mortalité d’origine infectieuse, avec le SIDA. C’est une maladie bactérienne complexe, causée par différents bacilles de la famille des Mycobactéries, et commune à l’homme et à l’animal. Continuer la lecture …


Cas de la panthère de Chine

panthère de chineDébut décembre, check-up cardiaque d’une panthère de Chine  à la Ménagerie du Jardin des Plantes grâce au programme de recherche sur les cardiopathies des Félidés sauvages, initié par le professeur Valérie Chetboul et le docteur Norin Chaï, une collaboration entre l’Unité de Cardiologie d’Alfort et le Muséum National d’Histoire Naturelle soutenue par la Fondation Un Coeur. De nombreux grands félins sont en effet malheureusement atteints de malformations cardiaques congénitales. Les dépister par échocardiographie et en déterminer la gravité constitue une action vétérinaire en faveur de la conservation de ces espèces en voie de disparition.

Ce programme a déjà généré une thèse vétérinaire et plusieurs publications dans des revues et conférences internationales. Une prochaine publication est en cours de rédaction ».

norin-val-panthere-baobaoPanthere de Chine