Vaccination chez les Pandas roux.

Le 11 décembre dernier, le couple de Panda roux de la Ménagerie, le Zoo du Jardin des Plantes a pu être vacciné au cours d’une séance de training. Le training consiste à habituer l’animal à certaines positions ou manipulations dans le but de faciliter les actes vétérinaires. Sur la vidéo, vous pouvez y voir Pauline Agnèse (Clinicat en médecine et chirurgie des animaux sauvages et exotiques) vacciner le mâle pendant que la soigneuse l’occupe avec de la nourriture. Ce travail de longue haleine permet ainsi de les vacciner sans contraindre l’animal. Le travail ne s’arrête pas là puisque les soigneurs accompagnés des vétérinaires continuent le training afin de pouvoir réaliser d’autres examens comme par exemple des échographies abdominales.


Check up chez un Tamarin empereur

A l’occasion de l’arrivée d’une femelle Tamarin empereur à la Ménagerie, le Zoo du Jardin des Plantes, l’équipe vétérinaire a pu réaliser un check up complet de l’individu: examen clinique complet avec notamment une auscultation cardiaque, prise de sang, radiographies et échographie abdominale.
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Le tamarin empereur est un petit singe de la famille des Callithricidés pesant à peine 500g à l’âge adulte. Ils sont originaires d’Amérique du Sud. Le nombre d’individus décline à cause de la réduction et de la transformation de son habitat lui-même victime de déforestation et de construction de barrages et de routes. L’espèce est donc placée sur la liste officielle nationale des espèces menacées au Pérou et au Brésil.


Medical Training – Dr. Pierre HUBERDEAU

*Clinicat faune sauvage Fondation un Cœur / Yaboumba*

Le Dr. Pierre HUBERDEAU a été l’an dernier le clinicien vétérinaire recruté dans le cadre du Clinicat « faune sauvage » financé par la Fondation un Cœur, en partenariat avec l’association Yaboumba et la Ménagerie du Jardin des Plantes de Paris. Il va nous parler du medical training en parc zoologique.

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  • Le medical training, de quoi s’agit-il ?

Le principe du medical training est de permettre la réalisation d’actes vétérinaires que les animaux n’accepteraient pas spontanément, et ce grâce à un entraînement spécifique.

Cette méthode est largement utilisée auprès des animaux sauvages dans les parcs zoologiques. Ainsi, des actes invasifs peuvent être réalisés sans anesthésie, tout en réduisant l’anxiété de l’animal.

  • Comment faire accepter l’acte vétérinaire à un animal sauvage ?

Le medical training est avant tout basé sur une relation de confiance entre l’animal et son soigneur qui le nourrit tous les jours et le connaît bien. Souvent, l’animal a son « soigneur favori » et n’accepte de travailler qu’avec lui.

Il repose sur un système de récompense dès que l’animal réalise le comportement désiré : c’est ce que l’on appelle du renforcement positif. Il peut s’agir de nourriture (stimulus gustatif et olfactif), ou bien d’un stimulus auditif : le clicker, dispositif produisant un son fort et bref de « Clic » permettant à l’animal de déterminer très précisément le geste qui plait au soigneur.

Le meilleur moment de la journée pour exercer l’animal est le matin avant de le nourrir, afin que la friandise soit perçue comme une motivation. Il est néanmoins important que la quantité de nourriture donnée au cours de la séance soit comptée dans la ration journalière de l’animal afin de prévenir les déséquilibres alimentaires et le surpoids.

Si la relation de confiance est perdue au cours d’une séance, il est nécessaire de la récupérer doucement et de toujours terminer sur une note positive, même si l’animal n’est pas disposé à travailler ce jour-là.

  • Quel est le rôle du vétérinaire ?

Le vétérinaire forme le soigneur afin de s’assurer que l’ensemble du training soit effectué correctement dans le but final de réaliser l’acte vétérinaire souhaité. C’est cependant le soigneur qui contrôle les réactions de l’animal et assure la sécurité de tous. La coordination entre le soigneur et le vétérinaire est donc indispensable au bon déroulement de la séance.

  • Avec quelles espèces peut-on travailler ?

Le medical training est réalisable auprès de toutes les espèces animales : mammifères, reptiles, oiseaux, poissons etc.

Par exemple, à la Ménagerie du Jardin des Plantes où j’ai réalisé mon clinicat en association avec la Fondation un Cœur, on apprend aux Orang-outans de Sumatra (Pongo abelii) à accepter que leur soigneur leur mette du gel sur le ventre en vue d’une échocardiographie (échographie cardiaque).

Ils sont également entraînés à la réalisation de prises de sang sur leurs membres antérieurs. De tels examens nous permettent d’analyser les paramètres sanguins fondamentaux à leur suivi médical, comme par exemple le taux de progestérone qui est une molécule intéressante à suivre puisqu’elle varie selon le stade de gestation d’une femelle.

L’Orang-outan est principalement guidé par la voix (70%) et les gestes/ regards (30%) du soigneur. Il a, en récompense, droit à des noix, des fruits secs ou des madeleines !

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Credit photo : MNHN – Jérôme Munier

Où fait-on les séances de medical training ?

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Credit photo : MNHN – F.-G. Grandin

Cela dépend principalement de l’espèce : l’entrainement d’un Orang-outan est réalisé dans sa loge intérieure au travers des barreaux car il s’agit d’un Grand Singe, pouvant être dangereux pour son soigneur.

Le médical training d’un Fourmilier géant (Myrmecophaga tridactyla) se fait directement dans son enclos car il ne représente pas de danger particulier pour l’Homme. Il nécessite tout de même quelques aménagements afin de limiter les risques associés : un couloir, des barres de pesée etc.


Évaluation échocardiographique et électrocardiographique chez des Flamants des Caraïbes

   Le Dr Mathilde Gluntz (Clinicat Fondation Un Cœur « Cardiologie Faune Sauvage et Exotique ») a présenté une étude portant sur les caractéristiques échocardiographiques et électrocardiographqiues des Flamants des Caraïbes (Pheonicopterus ruber) au cours du Congrès Yaboumba World le 21 février 2020 dernier, rassemblant près de 300 vétérinaires et étudiants vétérinaires de 27 nationalités différentes, ainsi qu’au congrès de l’Association Européenne des Vétérinaires de Zoos et de la Faune Sauvage (EAZVW).

Le principe du travail mené, en collaboration avec l’équipe du Dr N. Chai ainsi que l’équipe de l’Unité de Cardiologie d’Alfort du Pr. V. Chetboul, est simple : récolter de précieuses données relatives au cœur du Flamant des Caraïbes afin de mieux connaître l’espèce et la soigner au mieux.

En revanche…la mise en pratique est plus complexe !

 

  • Qu’est-ce qu’un Flamant des Caraïbes ?

Il s’agit d’un oiseau de grande taille dont le poids varie entre 2 et 4 kg. La couleur de son plumage est plus ou moins intense et est liée à son alimentation : plus l’oiseau consomme des algues et crustacés riches en caroténoïdes qu’il attrape dans la boue grâce à son long bec recourbé, et plus son plumage sera rose vif. Le plumage du Flamant des Caraïbes est d’un rose plus vif que celui de tous les autres flamants, tirant sur le rouge, ce qui lui vaut le nom de flamant rouge.

Cette espèce vit sur le continent américain, entre les Antilles, la Floride, les Bahamas, les Galapagos, le nord de l’Amérique du Sud et les Caraïbes. Sa population est estimée à environ 90 000 sujets et il est classé comme espèce dont la survie est de « préoccupation mineure » par l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature (UICN)

 

  • Mathilde, parle-nous un peu de ton travail de recherche ?

L’objectif de ce travail a été de définir des valeurs de référence à partir d’animaux en bonne santé pour caractériser la fonction cardiaque chez le Flamant des Caraïbes en captivité. Cela nécessite de réaliser un bilan cardiaque complet sur le plus d’animaux possible afin que les résultats de l’étude soient scientifiquement exploitables.

Nous nous sommes donc intéressés aux deux examens de référence d’une évaluation cardiaque classique : l’échocardiographie et l’électrocardiographie (ou ECG), et avons pu réaliser ces examens lors d’un bilan de santé complet initialement prévu pour l’ensemble des Flamants.

 

  • En pratique, comment fait-on pour examiner 25 Flamants des Caraïbes en une seule journée ?

 

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Ce jour-là, toute l’équipe a répondu présent ! Les soigneurs du parc se sont mobilisés pour nous aider à attraper les flamants. Il existe une façon très particulière de les tenir, que les soigneurs connaissent bien, afin d’éviter que les oiseaux ne stressent et ne se blessent les ailes en se débattant.

Un à un, les 25 Flamants participant à l’étude ont été sédatés par une injection de produit anesthésiant au niveau de leur muscle pectoral.

En tout, 25 Flamants ont ainsi fait l’objet d’un bilan cardiaque et presque tous ont pu bénéficier à la fois un examen échocardiographique et un examen électrocardiographique (ou ECG) grâce à l’équipe de l’Unité de Cardiologie d’Alfort du Pr. Valérie Chetboul, le Dr . Camille Poissonnier notamment et moi-même.

  • Échocardiographie…. Électrocardiographie… Quésaco ?

En imagerie échocardiographique, on cherche à évaluer la taille des différentes cavités du cœur ainsi que sa fonction de pompe. On s’intéresse tout particulièrement chez l’oiseau à deux types d’images échographiques différentes : on parle de « coupes », réalisées selon différents axes, grâce auxquelles on a accès à de précieuses informations concernant le fonctionnement et l’état de santé du cœur. On peut y voir les contractions du cœur et le passage du sang en instantané grâce à un examen Doppler couplé à l’échocardiographie !

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Photo : Unité de Cardiologie d’Alfort

 

f3 Image échographique d’une coupe grand axe « 5 cavités ». VG : ventricule gauche, VD : ventricule droit, AG : atrium gauche

 

 

 

 Image échographique d’une coupe grand axe « 2 cavités ». VG : ventricule gauche, AG : atrium gauche (ci-contre)



Image échographique d’une coupe grand axe « 5 cavités ». VG : ventricule gauche, VD : ventricule droit, AG : atrium gauche (ci-contre)

L’examen ECG nous permet par ailleurs d’avoir accès à l’activité électrique du cœur, comme chez les mammifères. Pour cela, 4 électrodes de couleurs différentes sont connectées de part et d’autre de l’animal de façon codifiée.

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  • Concernant mon cœur, quoi de neuf docteur ?

Bonne nouvelle, tous les Flamants des Caraïbes étaient en excellente santé ! En effet, aucune anomalie majeure n’a été mise en évidence lors de ce bilan cardiaque complet.

Cette étude nous a permis, entres autres, d’apprendre que leur fréquence cardiaque moyenne est comprise entre 60 et 70 battements par minute (sous sédation), cette information pouvant être utile lors de l’auscultation d’un sujet malade de cette même espèce. Il s’agit là de la première étude à décrire les paramètres cardiaques chez le Flamant des Caraïbes et elle mériterait d’être renforcée par d’autres sujets de recherche.

Il est important de noter que les populations de flamants sauvages sont susceptibles de présenter des caractéristiques différentes de celles décrites ici, du fait de pressions de sélection différentes.

Un grand merci à la Fondation Un Cœur de permettre l’amélioration de nos connaissances vétérinaires au sujet de ces espèces animales !

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Examen échographique chez un Axolotl.

Le Dr Pierre Huberdeau (Clinicat Fondation Un Cœur « Faune Sauvage » 2019-2020 et très nouvellement vétérinaire clinicien à la Ménagerie du Jardin des Plantes de Paris), encadré par le Dr Norin Chai et son équipe vétérinaire ont réalisé un examen échographique un peu particulier, puisque les animaux étudiés sont des Axolotls !

·         * Un Axo… quoi ?

En espagnol mexicain, « atl » signifie eau et « xolotl » signifie monstre : un Axolotl est donc littéralement un « monstre d’eau ». L’Axolotl (Ambystoma mexicanum) vit dans les lacs mexicains, à des températures comprises entre 7°C et 20°C. C’est un amphibien proche de l’espèce des salamandres qui a la grande particularité de pouvoir passer toute sa vie à l’état larvaire sans jamais se métamorphoser en adulte. L’axolotl est donc capable de se reproduire à l’état larvaire : c’est ce que l’on appelle la néoténie. Cela est rare et en fait une espèce très étudiée !

L’axolotl est également célèbre pour sa capacité à régénérer des organes endommagés ou détruits grâce à des caractéristiques génétiques exceptionnelles. La régénération de leurs membres a donc été très largement étudiée : lorsqu’on leur coupe une patte, celle-ci repousse en effet à l’identique et est fonctionnelle !

Il est malheureusement actuellement classé en danger critique d’extinction en 2006 par l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN).

 

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Axolotl, Crédits : Routes of regeneration : from Axolotls to a human heart, Syed Haider, 2019

 

·         * Quels individus ont bénéficié de votre examen échographique ?

Les Axolotl de la Ménagerie du Jardin des Plantes sont issus de programmes d’élevage et de conservation, et ne sont pas capturés dans le milieu naturel. Une quinzaine d’entre eux ont été examinés car ils présentaient une distension anormale de leur ventre et il était nécessaire d’en déterminer la cause pour les soigner.

·         * Comment réalisez-vous une échographie d’axolotl ? 

En pratique, c’est très simple ! L’axolotl est placé dans un petit bac d’eau et on approche doucement la sonde d’échographie : il n’est pas nécessaire de le toucher, car l’eau joue un rôle naturel d’isolant et les images échographiques sont de très bonne qualité. L’examen est donc peu stressant pour lui et ne nécessite pas de sédation.

L’échographie présente l’intérêt d’être un examen complémentaire non invasif qui apporte des informations essentielles sur les organes internes (cœur, reins, foie etc) et ainsi sur l’état de santé. Bonne nouvelle, nos axolotls sont en parfaite santé et la distension de leur ventre n’est rien d’autre que… des œufs !

·        *  A propos de mon cœur, quoi de neuf docteur ?

Une étude a montré [1] que si l’on retire 25% du muscle cardiaque d’un axolotl, il « repousse » à l’identique en 90 jours et est totalement fonctionnel ! Cette découverte pourrait donc donner de grands espoirs pour le traitement des maladies cardiaques chez l’Homme, qui sont une cause importante de mortalité.

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Le Dr P.Huberdeau réalise une échographie sur un Axolotl à la Ménagerie du Jardin des Plantes (Paris)

Crédits : Dr N.Chai

 

 

 

[1] Cano-Martinez A, et al. Functional and structural regeneration in the axolotl heart (Ambystoma mexicanum) after partial ventricular amputation. Arch Cardiol Mex 2010;80:79-86

 


ENDOSCOPIE CHEZ UN ÉPERONNIER NAPOLÉON PAR LES CLINICIENNES DE LA FONDATION UN COEUR

Les Drs. Pauline Agnèse (Fondation Un Coeur/Clinicat Faune Sauvage) et Irène Vonfeld (Fondation un Coeur/Clinicat Cardiologie des Animaux Sauvages et Exotiques), encadrées par le Dr. Norin Chai (Ménagerie du Jardin des Plantes), ont réalisé un examen complet de santé à l’éperonnier napoléon (Polyplectron napoleonis) mâle de la Ménagerie du Jardin des Plantes (examen général, endoscopie, radiographies). Ce jeune mâle était atteint d’une boiterie depuis plusieurs jours: un bilan de santé était donc nécessaire pour lui prodiguer des soins adéquats. Une attelle lui a finalement été posée. L’éperonnier napoléon est un faisan endémique des forêts du sud des Philippines. L’espèce est considérée comme vulnérable par l’Union Internationale de la Conservation de la Nature. Ses principales menaces sont la fragmentation de son habitat, la déforestation et les captures. Cet oiseau est notamment connu pour la parade nuptiale que réalise le mâle en saison de reproduction pour impressionner les femelles.

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VOICI ROSE, ADORABLE WELSH CORGI SAUVÉE PAR CARDIOLOGIE INTERVENTIONNELLE

La cardiologie interventionnelle désigne tous les actes thérapeutiques réalisés en cardiologie par voie endovasculaire (c’est-à-dire en passant par les vaisseaux sanguins). Les techniques endovasculaires ont connu un essor considérable chez l’homme, leurs bénéfices étant multiples (diminution des risques anesthésiques, de la douleur post-opératoires et du temps d’hospitalisation par exemple).

Une des spécificités des équipes soutenues par la Fondation Un Cœur est la compétence en cardiologie interventionnelle au bénéfice de l’animal, comme Rose. Rose a été diagnostiquée atteinte de persistance du canal artériel, une des malformations les plus fréquentes du chien (pour en avoir plus sur sa malformation, allez sur notre site : http://www.fondationuncoeur.com/quest-ce-que-la-persistance-du-canal-arteriel/).

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Rose a été opérée ce mois-ci avec succès grâce à un petit dispositif, apporté au site de l’intervention en passant par une artère (la fémorale) sans ouvrir le thorax ! Au préalable, il a fallu vérifier par échographie que l’artère fémorale était de diamètre suffisant pour permettre le passage du dispositif !

La petite Rose a fait craquer toutes les équipes soignantes ! Elle profite maintenant de tout le confort post chirurgical dont elle a besoin au sein de sa famille.

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Un grand merci à tous ceux qui se sont mobilisés pour Rose : les équipes du Pr. V. Chetboul (Unité de Cardiologie d’Alfort), du Dr. N. Borenstein (IMMR) et du Pr. P. Verwaerde (pôle soins intensifs/ Anesthésie réanimation) du Centre Hospitalier Universitaire d’Alfort (CHUVA) ainsi que celle de la Fondation Un Cœur, avec en particulier M.P. Alvarado (mécénat Fondation Un Cœur), K Kartout (UCA) et C. Mey (mécénat Fondation Un Cœur) en charge de soins de Rose avec les Drs. A. Baulot et C. Dania.


Examen Holter : les chats aussi peuvent en bénéficier !

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Félicitations à toute l’équipe de l’Unité de Cardiologie d’Alfort (UCA) et particulièrement aux Drs. Vittorio Saponaro (Spécialiste en cardiologie) et Pierre Foulex (Assistant de Recherche Clinique en cardiologie) pour avoir sauvé Gribouille, un chat qui faisait plusieurs arrêts cardiaques impressionnants quotidiens depuis un an. Grâce à la réalisation d’un examen Holter sur 24 heures, son arythmie cardiaque a pu être identifiée et traitée.

Pour information, l’examen Holter permet d’enregistrer l’activité électrique du cœur, à l’instar d’un électrocardiogramme, mais pendant toute une journée voire plus. Pour plus d’information, aller sur notre site : http://www.fondationuncoeur.com/quest-ce-quun-holter-2/.

Merci à la Fondation Un Cœur pour le mécénat permettant le financement du poste d’assistant du Dr Foulex.

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CONTRÔLE ÉLECTROCARDIOGRAPHIQUE DE SMOCKY (DIT FLUFLU).

La semaine dernière, les Drs. Clémence Mey (Fondation Un Coeur/Assistante de Recherche Clinique en Cardiologie) et Irène Vonfeld (Fondation Un Coeur/Clinicat de Cardiologie des Animaux Sauvages et Exotiques) ont réalisé un électrocardiogramme de contrôle sur Smocky (dit Fluflu), un petit lapin de deux ans atteint d’une maladie valvulaire dégénérative. Le lapin de compagnie est devenu un patient incontournable en médecine vétérinaire : des affections cardiovasculaires sont notamment régulièrement décrites. L’évaluation cardiovasculaire du lapin se base sur les mêmes examens que pour le chien et le chat (examen clinique, radiographies thoraciques, échocardiographie, électrocardiographie), avec néanmoins quelques spécificités. Au sein de l’Unité de Cardiologie d’Alfort, tous les lapins cardiaques peuvent être pris en charge et bénéficier des soins nécessaires pour améliorer leur qualité de vie !

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Chirurgie sur un varan à queue épineuse

Le 22 octobre dernier, l’équipe vétérinaire de la Ménagerie dont fait désormais partie Pauline Agnèse (Clinicat en médecine et chirurgie des animaux sauvages et exotiques) est intervenue sur un varan à queue épineuse (varanus acanthurus) présentant des lésions sur le bout de la queue. Une amputation de l’extrémité a été réalisée. Le varan à queue épineuse est une espèce que l’on retrouve à l’état naturel en l’Australie et évoluant dans des biotopes plus rocailleux. Son nom commun est dû aux écailles en forme d’épines recouvrant sa queue. Un couple est visible à la Ménagerie, le Zoo du Jardin des plantes au sein du Vivarium.

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Clinicat en médecine et chirurgie des animaux sauvages et exotiques – nouveau membre pour l’équipe vétérinaire de la Ménagerie

Depuis début octobre, Pauline Agnèse a rejoint l’équipe vétérinaire de la Ménagerie, le Zoo du Jardin des plantes pour entamer son Clinicat en médecine et chirurgie des animaux sauvages et exotiques (programme ICASE), financé par la Fondation un Coeur en collaboration avec l’association Yaboumba. Tout juste diplômée de l’Ecole Nationale Vétérinaire d’Alfort, Pauline a d’ores et déjà pu contribuer à la prise en charge des animaux de la Ménagerie en réalisant par exemple un examen clinique complet sur un carpophage blanc (Ducula bicolor) juvénile, tombé du nid et qui nécessite une prise en charge par la Nurserie pour finir son élevage à la main.

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Clinicat cardiologie Faune Sauvage 2020-2021

Le Dr. Irène Vonfeld a intégré l’équipe de l’Unité de Cardiologie d’Alfort en début de moisLe docteur Irène Vonfeld, dans le cadre de son Clinicat en Cardiologie des Animaux Sauvages et Exotiques (programme ICASE), financé par la Fondation Un Cœur en collaboration avec l’association Yaboumba, la Ménagerie du Jardin des Plantes et le Museum d’Histoire Naturelle (Paris). Récemment diplômée de l’Université Cardenal Herrera (Valencia, Espagne), Irène est passionnée des animaux sauvages et de la conservation. Ayant développé un réel intérêt pour la cardiologie pendant ses études, elle espère, à travers ce clinicat, contribuer à l’apport de connaissances sur le système cardiovasculaire de tous ces animaux fascinants qui lui tiennent à cœur.


Bilan de santé chez des Wallabies de Bennett

Le 2 octobre dernier, nous avons dit au revoir à cinq de nos mâles Wallabies de Bennett (Macropus rufogriseus): un départ pour le parc animalier et botanique de Branféré (Bretagne). A cette occasion, la Dr. Irène Vonfeld (Clinicat Fondation Un Coeur Cardiologie Faune Sauvage et Exotique), encadrée par la Dr. Aude Bourgeois (Ménagerie du Jardin des Plantes), a pu réaliser un bilan de santé de ces animaux (examen clinique, prise de sang).wallabi

Le Wallaby de Bennett est un marsupial originaire d’Australie et de Tasmanie. Bien qu’il ne soit pas en danger d’extinction (Préoccupation Mineure d’après l’International Union for Conservation of Nature – IUCN), c’est un animal très fréquemment présenté en parc zoologique. Il est donc important de procurer à cette espèce des soins vétérinaires adapté à sa physiologie si particulière !


Bilan cardiaque chez une Goral de Chine

Le Goral de Chine, appelé aussi « goral gris », est un petit caprin présent en Asie du Sud-Est. Cette espèce est classée sur la liste rouge de l’UCIN (Union Internationale pour la Conservation de la Nature), menacée par la chasse, le braconnage et la fragmentation de son habitat.

Les Drs Irène Vonfeld et Mathilde Gluntz (Fondation Un Cœur / Clinicat «  Cardiologie Faune Sauvage et Exotique ») accompagnées du Dr. Camille Poissonnier (Unité de Cardiologie d’Alfort), du Dr Aude Bourgeois (service vétérinaire de la Ménagerie) ont réalisé un bilan cardiaque complet chez une Goral de Chine, suite à la détection d’anomalies cardiaques chez ses parents. L’examen échocardiographique a été réalisé tout en douceur, sans anesthésie et a permis de confirmer son très bon état de santé !

La Fondation Un Cœur finance chaque année plusieurs bourses en faveur de la médecine générale et de la cardiologie de la faune sauvage et exotique.Goral photo 1 Goral photo 2


Avancées et perspectives du traitement des affections cardiaques chez l’animal

La Fondation Un Cœur permet l’amélioration de la qualité de vie de nombreux animaux malades en soutenant le développement de nouvelles thérapies et techniques chirurgicales, notamment en cardiologie.

Cette action se traduit dans deux domaines principaux :

1) L’innovation de la prise en charge médicale et chirurgicale des grandes affections cardiaques animales

- La persistance du canal artériel est une malformation congénitale, très fréquente chez l’enfant et chez le chien, caractérisée par une communication anormale (le canal artériel) entre l’aorte et le tronc pulmonaire (Figure 1). Le canal a ainsi pour conséquence néfaste un mélange de sang « bleu » (non oxygéné) et « rouge » (« oxygéné »). Traditionnellement ligaturé chirurgicalement après ouverture du thorax, le canal peut désormais être fermé par une technique non invasive. L’introduction par les artères d’un petit dispositif biocompatible appelé ACDO (Amplatz® canine duct occluder) permet, en effet, à présent l’occlusion du canal sans ouvrir le thorax. La Fondation Un Cœur a permis à de nombreux chiens de bénéficier de cette méthode « high tech », comme par exemple Belle qui souffrait de cette affection. Retrouvez son histoire par le lien suivant : http://www.fondationuncoeur.com/belle-histoire/

Pour en savoir plus sur cette maladie, cliquez sur ce lien : http://www.fondationuncoeur.com/quest-ce-que-la-persistance-du-canal-arteriel/

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- La sténose pulmonaire est une autre malformation congénitale fréquente chez l’enfant et chez le chien se caractérisant par un rétrécissement à la sortie du cœur droit. Lorsque ce rétrécissement est marqué, le sang « bleu » a du mal à passer du ventricule droit dans l’artère pulmonaire pour rejoindre les poumons. Un manque d’oxygénation est alors possible, d’où l’apparition d’une fatigabilité, d’une intolérance à l’exercice, de malaises avec possible perte de connaissance, et même d’un arrêt cardiaque brutal.

Pour élargir l’obstacle, la technique de choix (appelée « valvuloplastie par ballonnet ») consiste, toujours sans ouvrir le thorax, à acheminer un ballonnet jusqu’au lieu de l’obstacle (Figure 2), à l’aide d’un cathéter introduit dans une veine. Le ballonnet est ensuite gonflé, une ou plusieurs fois, permettant d’élargir l’obstacle et ainsi de rétablir le passage du sang.

La Fondation Un Cœur a permis à de nombreux chiens de bénéficier de ce type d’intervention, comme par exemple Pia qui souffrait de cette affection à un stade préterminal. Retrouvez sa miraculeuse histoire via les liens suivants :
http://www.fondationuncoeur.com/dexcellentes-nouvelles-de-pia-6-mois-apres-son-intervention-elle-fete-son-premier-anniversaire/
https://www.facebook.com/627263943972095/videos/1175214876169540/

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- La maladie valvulaire dégénérative mitrale (MVDM) représente aujourd’hui un enjeu majeur en médecine des carnivores domestiques. Cette maladie caractérisée par une sorte de « vieillissement précoce » d’une des quatre valves du cœur (la valve mitrale) est en effet la cardiopathie canine la plus fréquente, représentant une cause courante de mortalité, notamment chez les chiens de petit format (Cavalier King Charles par exemple).

La Fondation Un Cœur participe depuis des années à aider des équipes à la mise au point de traitements médicaux et chirurgicaux innovants pour lutter contre la MVDM. Parmi ces traitements, citons par exemple le torasémide ayant démontré en 2017 son efficacité, permettant de diviser par deux le risque de décès cardiaque ou d’aggravation de l’insuffisance cardiaque chez les chiens atteints de MVDM (étude TEST, Journal of Veterinary Internal Medicine).

La Fondation Un Cœur soutient également le développement de thérapies chirurgicales innovantes. Un des objectifs actuels est la mise au point, en collaboration avec des équipes internationales (France et USA notamment), d’une correction « mini-invasive » de la MVDM évitant la mise en place d’une circulation extra-corporelle et l’ouverture du cœur. Chez l’homme à ce jour, une telle chirurgie réparatrice est déjà possible grâce à la mise en place, par exemple, d’une petite pince dénommée « clip mitral » (Figure 3) reliant les deux feuillets de la valve pour maintenir son étanchéité  : https://www.lequotidiendumedecin.fr/specialites/chirurgie/la-fuite-mitrale-stoppee-en-un-clip

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2) La révolution du traitement et du suivi des arythmies cardiaques

Tout comme l’homme, les animaux peuvent souffrir d’arythmies cardiaques et les pacemakers permettent d’en corriger certaines, lorsqu’elles deviennent réfractaires aux traitements médicaux et qu’elles engendrent des malaises fréquents avec un risque imminent d’arrêt cardiaque.
Si l’animal est de petit format, le pacemaker est implanté dans l’abdomen, une électrode reliant, à travers le diaphragme, la pile au cœur (voie dite trans-diaphragmatique). Si à l’inverse l’animal est de grand format, la pile est positionnée à la base de l’encolure et l’électrode est directement fixée à l’intérieur du cœur, comme cela est fait chez l’homme (voie dite endovasculaire).
Retrouvez l’explication du pacemaker plus en détail par le lien suivant : http://www.fondationuncoeur.com/peut-on-poser-un-pacemaker-a-un-chien/

Découvrez également l’histoire de Gina, la chienne « aux 3 pacemakers », racontée par sa propriétaire : http://www.fondationuncoeur.com/3-ans-et-demi-apres-la-pose-de-son-pacemaker-gina-profite-toujours-de-sa-nouvelle-vie/

Notons que le Holter permet le suivi rapproché d’animaux souffrant de diverses arythmies. Cet examen a également l’avantage de mettre en évidence des arythmies parfois très difficiles à détecter, ce qui permet d’adapter au mieux la prise en charge ultérieure. Ces arythmies intermittentes sont fréquentes, par exemple, chez les chiens grand format (Dobermann et Dogues, notamment) lors de maladies du muscle cardiaque dénommées « myocardiopathies ».

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Pour en savoir plus sur cet examen particulier, cliquez sur le lien suivant : http://www.fondationuncoeur.com/quest-ce-quun-holter-2/.

La recherche cardiologie animale a grandement évolué au cours de ces dernières années, c’est pourquoi la Fondation Un Cœur continuera à assurer de nombreux sauvetages grâce au soutien financier de ses généreux donateurs.  



CARDIOLOGIE DÉDIÉE AUX OISEAUX AU CONGRES YABOUMBA WORLD (20-21/02/2020)

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Lors du dernier congrès de médecine et chirurgie des animaux exotiques et sauvages, le Dr Pierre Huberdeau a représenté la Fondation Un Cœur (clinicat Faune sauvage). Sa présentation portait sur le magnifique Ara ararauna dont la maladie cardiaque a été détectée en décembre dernier par le Dr N. Chai et son équipe, aidés du Pr V. Chetboul (cf. post du 12/12/2019).

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L’oiseau se porte actuellement très bien avec le traitement anti-hypertenseur en cours et cette première en cardiologie vétérinaire fera l’objet d’une prochaine publication !

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CARDIOLOGIE FAUNE SAUVAGE

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Les Drs M. Gluntz (Clinicat Fondation Un Cœur « Cardiologie Faune Sauvage et Exotique ») et P. Huberdeau (Clinicat Fondation Un Cœur « Faune Sauvage »), encadrés par le Dr D. Duby, sont intervenus sur un mâle Oryx d’Arabie (Oryx leucoryx) qui présentait de l’abattement modéré et une baisse d’appétit. Un examen clinique complet, suivi d’un bilan sanguin, de clichés radiographiques et d’une échocardiographie ont été réalisés. L’animal se porte bien à l’heure actuelle.

Disparu de son milieu naturel dans les années 1980, l’Oryx d’Arabie a pu être sauvé de l’extinction grâce à des programmes de réintroduction internationaux. Il est aujourd’hui classé en annexe I de la CITES (Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction). La population sauvage étant toujours vulnérable, les groupes détenus en parcs zoologiques permettent de maintenir une diversité génétique de l’espèce.

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Clinicat en Médecine et Chirurgie des Animaux Sauvages et Exotiques

Ouverture des Candidatures pour le clinicat en médecine et chirurgie de la faune sauvage au sein de la Ménagerie, le zoo du Jardin des Plantes à Paris.  L’objectif de ce clinicat est de contribuer à l’apport de connaissances relatives à l’anatomie, la physiologie, le diagnostic, et le traitement des maladies chez les petits et grands mammifères sauvages,  les oiseaux, les reptiles, les amphibiens et même certains invertébrés.

En partenariat avec la Fondation Un Cœur et Yaboumba.

                                                                                                   

Objectifs du Clinicat

- Participation active du clinicien dans la médecine et chirurgie des espèces rencontrées dans les institutions mères et partenaires. (capture, contention, anesthésie, thérapeutique, autopsie, coprologie, chirurgie, radiographie, échographie, endoscopie, etc…)
- Compréhension de l’élevage de l’animal sauvage en captivité et de la nutrition spécifique au maintien de chaque taxon dans la collection. (« journées soigneur », réalisation de fiches alimentaires, enrichissements, etc…)
- Connaissance de l’anatomie, de la parasitologie, la pathologie, la physiologie, la pharmacologie, la médecine préventive, la toxicologie appliquée aux espèces généralement présentées dans les établissements zoologiques.
- Recherche clinique, lectures de la littérature récente, et préparation de manuscrits scientifiques.
- Développement d’une compétence en enseignement par l’organisation et l’animation de conférences pour étudiants.

Le clinicien aura obligation de rédiger et publier au minimum un cas clinique dans un journal à comité de lecture, un « mini-projet » de recherche clinique. A la fin de son clinicat, il devra également rédiger un rapport d’activité pour la fondation Un Cœur.

Admission

Les candidats devront être docteurs vétérinaires diplômés et parlant couramment le français. Ils devront posséder un sens moral et éthique de la profession vétérinaire.

Le clinicat est d’une durée de 6 mois (du 28/09/2020 au  26/03/2021).  Prolongeable 4 mois (jusqu’au 30/07/2021). Logement non fourni.

Les candidats doivent faire parvenir CV et lettre de motivation avant le 4 mai 2020 à aude.bourgeois@mnhn.fr et dylan.duby@mnhn.fr