LA CARDIOLOGIE … DE TOUS LES CŒURS !

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Le sanglier de Visaya est l’un des suidés les plus menacés au monde. Il est listé en « danger critique d’extinction » par l’IUCN (Union internationale pour la Conservation de la Nature) : 80 % de l’espèce a malheureusement disparu en moins de 30 ans…

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Les Drs Mathilde Gluntz et Pierre Huberdeau (Fondation Un Cœur, clinicats faune sauvage/cardiologie) ont réalisé, avec le Dr Norin Chai, un bilan de santé chez Priscilla. Cette jeune sanglier de Visaya se porte très bien, mais suite à l’auscultation d’un souffle cardiaque, des investigations plus poussées seront nécessaires… Suite au prochain épisode !

 


D’EXCELLENTES NOUVELLES DE PIA, LA PETITE BOULEDOGUE, OPÉRÉE EN NOVEMBRE DERNIER D’UNE CARDIOPATHIE A UN STADE PRÉ-TERMINAL

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Pia avait bénéficié d’une chirurgie cardiaque de haute technicité utilisant un nouveau dispositif permettant de passer à travers de très petits obstacles (de l’ordre du mm) dans le cœur et les artères (cf. post du 02/12/19). Elle vit à présent totalement normalement à la grande joie de sa famille.

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Un grand merci à tous ceux qui se sont mobilisés pour Pia : les équipes du Pr. V. Chetboul (Unité de Cardiologie d’Alfort) et du Pr. P. Verwaerde (service soins intensifs) du Centre Hospitalier Universitaire d’Alfort ainsi que celles du Dr. N. Borenstein (IMMR) et de la Fondation Un Cœur, en particulier M.P. Alvarado et A. Pun Garcia (mécénats Fondation Un Cœur), en charge des soins de Pia avec les Drs. L. Enrique Carazo, P. Passavin, M. Gluntz, K. Kartout, C.R. Marchal, et E. Vannucci.


D’EXCELLENTES NOUVELLES D’IDA, 14 MOIS APRES LA POSE D’UNE VALVE CARDIAQUE A CŒUR FERMÉ

Fondation Un Coeur  UCA IMMR

Plus d’un an après cette 1ère chirurgicale vétérinaire, au dernier bilan, la valve marche toujours à la perfection. Et quelle joie de voir Ida parcourir les pistes de ski en courant ! Cliquez ici pour découvrir Ida en pleine action : IMG_4816-1

Bravo et merci à toutes les équipes (IMMR, Unité de Cardiologie d’Alfort (UCA), Pôle Anesthésie-Réanimation-Urgence-Soins Intensifs du Centre Hospitalier Universitaire Vétérinaire d’Alfort) et un grand merci à la société Medtronic pour le don du stent valvé et au deux fondations Fondation Bardot et Fondation Un Coeur.


Info !

Un trouble du rythme cardiaque vient d’être décrit pour la 1ère fois chez le chien dans le Journal of the American Veterinary Medical Association par l’équipe de l’Unité de Cardiologie d’Alfort (Dr. V Saponaro, Dr. P Passavin, Pr. V Chetboul et Pr. J-LPouchelon). Ces vétérinaires cardiologues ont su déceler sur un simple électrocardiogramme une anomalie qui est habituellement détectée chez l’homme grâce à des cathéters positionnés à l’intérieur du cœur ! Et fort heureusement, le chien va toujours très bien, plusieurs mois plus tard.

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Les arythmies cardiaques sont fréquentes chez les animaux et elles bénéficient de progrès constants dans leur diagnostic et leur traitement. Pour plus d’infos, rendez-vous sur le site de la fondation :

L’examen holter, c’est par ici : http://www.fondationuncoeur.com/?s=holter+

Et les pacemakers, c’est par là ! : http://www.fondationuncoeur.com/peut-on-poser-un-pacemaker-a-un-chien/


Peut-on poser un pacemaker à un chien ?

L’implantation de pacemakers, pratique courante en cardiologie humaine lors de troubles du rythme cardiaque, se développe de plus en plus chez l’animal, le 1er pacemaker ayant été implanté chez le chien en 1968. Elle présente un réel intérêt clinique pour corriger, comme chez l’Homme, des arythmies incurables par traitement médical classique. La Fondation Un Cœur vous explique le principe et les avantages de cet outil.

Un pacemaker, comment ça fonctionne ?

Egalement appelé « stimulateur cardiaque », le pacemaker comporte un boitier dit « de stimulation », incluant une batterie (ou pile au lithium) ainsi qu’une ou plusieurs électrodes à positionner sur ou dans le cœur (voir photos 1 et 2). Ceci permet de déclencher des contractions cardiaques, en envoyant des stimuli électriques au muscle du cœur (ou myocarde).

Photo1Photo 1 : Les différents composants d’un pacemaker

Photo2Photo 2 : Radiographie d’une chienne croisée Yorkshire, qui présentait à la fois des syncopes quotidiennes et de l’œdème pulmonaire résistant au traitement médical en raison d’une arythmie grave : un bloc atrioventriculaire du 3ème degré (fréquence cardiaque avant pose du pacemaker : 40 bpm seulement ; fréquence cardiaque après pose du pacemaker : 100 bpm). Le pacemaker est positionné dans l’abdomen et l’électrode suturée au cœur après avoir traversé le diaphragme

Un programmateur (voir photo 1) permet de régler les différents paramètres de la pile (intensité du courant, voltage, durée de l’impulsion électrique, fréquence cardiaque souhaitée, etc). Les pacemakers les plus sophistiqués disposent même de systèmes permettant de détecter l’activité de l’animal (capteur piézo-électrique ou accéléromètre inséré à l’intérieur du boîtier de stimulation). La fréquence cardiaque peut ainsi augmenter si nécessaire, lorsque l’animal est plus actif ou lorsqu’il court. Le cardiologue vétérinaire programmera alors une fréquence cardiaque de base minimale et une fréquence cardiaque maximale délivrée par la pile, lorsque l’animal est respectivement au repos ou actif. Attention ! Comme toute pile, celle du pacemaker s’use d’autant plus vite que l’on s’en sert : afin de préserver une durée de vie de quelques années, la fréquence cardiaque maximale ne doit pas être trop élevée !

La pose d’un pacemaker temporaire externe peut être envisagée dans des centres spécialisés dans un contexte d’urgence, afin de stabiliser la fréquence cardiaque, le temps d’implanter dans un deuxième temps un pacemaker définitif. C’est ce qui avait été réalisé pour sauver la petite chienne Labrador Gina, atteinte d’un grave trouble du rythme dénommé « bloc atrioventriculaire du 3ème degré ». Si vous voulez revoir ce post, cliquez sur les liens suivants : https://www.facebook.com/permalink.php?story_fbid=1634210043277475&id=627263943972095 et https://www.facebook.com/permalink.php?story_fbid=2528483613850109&id=627263943972095.

L’implantation définitive du pacemaker se fait généralement de deux façons selon le format de l’animal :

-       par voie transdiaphragmatique : si l’animal est de petite taille, le boîtier est positionné dans l’abdomen et l’électrode, reliant le boîtier au cœur, passe à travers le diaphragme, et est suturé sur la pointe externe du cœur ou épicarde (voir photo 2) ;

-       par voie endocavitaire : si l’animal est de plus grande taille, le boîtier est alors fixé dans la région de l’encolure et l’électrode est positionnée à l’intérieur du cœur en passant par la veine jugulaire, comme pour Gina. Pour relire son histoire, c’est ici : https://www.facebook.com/permalink.php?story_fbid=1486296381402176&id=627263943972095.

Pourquoi avoir recours à un pacemaker ?

Cet outil sert à corriger des troubles du rythme cardiaque particuliers, l’indication la plus fréquente chez le chien étant ceux caractérisés par une diminution majeure de la fréquence cardiaque (ou bradycardie).

Cette technique présente de nombreux avantages : l’implantation d’un pacemaker permet de traiter immédiatement les troubles cardiaques ne répondant pas à un traitement médical, de corriger les signes cliniques associés (fatigabilité à l’effort, voire au repos, syncopes, toux et difficultés respiratoires en raison d’un œdème pulmonaire) et ainsi d’augmenter l’espérance des animaux opérés.

Le pacemaker est par ailleurs le seul traitement efficace à court et à long terme de certaines arythmies, comme celles caractérisées par une « coupure » intermittente ou permanente du circuit électrique naturel qui existe à l’intérieur du cœur entre oreillettes et ventricules : blocs atrioventriculaires de type 2 de haut grade (BAV2) ou de type 3 (BAV3), respectivement.

Quels critères le chien doit-il remplir pour être éligible à l’implantation d’un pacemaker ?

Idéalement, l’arythmie du chien ne doit pas être d’origine extracardiaque. De plus, avant la pose, le chien doit passer une évaluation complète de son état : examen clinique approfondi, prises de sang, radiographies, électrocardiogramme et échocardiographie couplée entre autres à un examen Doppler tissulaire, pour être sûr que l’opération présente un risque minimal. Toute infection ou inflammation cardiaque doit également être exclue.

Et une fois le pacemaker posé ?

Une fois l’animal opéré, il est nécessaire de faire un contrôle électrocardiographique et radiographique. Il faut ensuite faire une surveillance régulière des paramètres cardiaques, tous les 3 à 6 mois, notamment avec un électrocardiogramme et une échocardiographie. Les paramètres de la pile décrits ci-dessus, dont sa longévité, doivent également être vérifiés régulièrement.

Les seuls inconvénients de cette technique sont son coût et le fait qu’il s’agisse d’un acte non anodin, hautement spécialisé, nécessitant des compétences bien spécifiques. Sa principale limitation en médecine vétérinaire est son prix et le matériel nécessaire, d’où l’importance des dons. De plus, elle demande de l’investissement de la part du propriétaire, puisqu’il y a de nombreux contrôles à réaliser. Elle est à l’heure actuelle essentiellement réservée au chien, et rarement réalisée chez le chat.

L’implantation d’un pacemaker est une solution parfois obligatoire chez les animaux souffrant d’arythmies cardiaques incurables par traitement médical. Son utilisation connaît une évolution croissante, puisqu’il s’agit souvent de la seule manière d’améliorer l’espérance de vie d’animaux cardiaques.

Bibliographie :

1. François L, Chetboul V, Nicolle A, Carlos C, Borenstein N, Pouchelon JL., Pacemaker implantation in dogs: results of the last 30 years. Schweiz Arch Tierheilkd2004;146:335-44.

 2. Nicolle A, Borenstein N, Tessier Vetzel D, Rouby M, Behr L, Pouchelon JL, Chetboul V., Exploration of a third degree atrioventricular block by standard echocardiography, tissue Doppler imaging, and treatment with a cardiac pacemaker in a German wire-haired pointer. Schweiz Arch Tierheilkd2004;146:81-7.


Une chaîne de solidarité Association/Fondations/Vétérinaires pour sauver Ophée !

Ophée a été recueillie en Martinique par SOS Animaux de Compagnie, une association ayant pour but le sauvetage d’animaux en difficulté sur l’île et leur aide au placement à la fois en France métropole et en Martinique. Souffrant d’une grave malformation cardiaque, elle a été rapatriée par l’association, puis transférée à l’équipe spécialisée de l’Unité de Cardiologie d’Alfort du Centre Hospitalier Universitaire Vétérinaire d’Alfort.

Comme dernièrement pour Potter et Pixelle, la malformation cardiaque a pu être corrigée avec succès – malgré le petit format d’Ophée, le risque encouru et les arythmies associées – grâce à la mise en place d’un petit dispositif par l’artère fémorale. Elle est repartie le lendemain en pleine forme, avec uniquement un petit pansement à l’intérieur de la cuisse, à la joie de tous, y compris de sa formidable adoptante, très émue de la retrouver ainsi. Cette action a été rendue possible par l’association SOS Animaux de Compagnie avec l’aide de la Fondation Brigitte Bardot et de la Fondation Un Cœur.

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Un grand merci à elles trois de leur confiance et bravo aux équipes conjointes de l’IMMR-Unité de Cardiologie d’Alfort-Fondation Un Coeur : en particulier au Dr. Nicolas Borenstein, au Pr. V. Chetboul, aux Drs. A. Morlet, L. Enrique Carazo, P. Passavin et A. Pun Garcia (mécénat Fondation Un Cœur/UCA) ainsi qu’au Pôle Anesthésie-Réanimation-Urgence-Soins Intensifs de l’École Nationale Vétérinaire d’Alfort (équipes du Pr. Patrick Verwaerde et du Dr. Rocio Fernandez).


Faune sauvage / Cardiologie, mission « Oiseaux » (suite) : mesure de la pression intra-oculaire

Certaines maladies cardiaques peuvent potentiellement avoir des répercussions oculaires. De plus, la vision des oiseaux, l’une des plus performantes dans le règne animal, est essentielle à leur survie.

C’est pourquoi, dans le cadre du suivi d’une affection cardiaque, mais plus généralement pour toute évaluation clinique des oiseaux, la réalisation d’un examen ophtalmologique complet est essentielle.

Sur la vidéo, en slow-motion, un tonomètre est utilisé afin de mesurer la pression intraoculaire de Boss, un magnifique Ara Jaune et bleu (Ara Ararauna) découvert atteint d’une maladie cardiaque (cf. post du 12.12/2019). Participent à ces examens les Drs. Mathilde Glüntz et Pierre Huberdeau, vétérinaires en clinicat faune sauvage / cardiologie  via la Fondation Un Cœur et l’association Yaboumba en partenariat avec l’Unité de Cardiologie d’Alfort.

Pour visionner la vidéo, c’est ici !


Okaï, l’adorable petit opéré de la semaine qui tient dans la main !

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Malgré son très petit format et malgré la difficulté technique de l’intervention liée un anévrisme de ses deux grosses artères (aorte et artère pulmonaire), Okaï a pu être opéré cette semaine. Récupéré d’un élevage pour être sauvé puis adopté, il a fait craquer tous ses soignants : ceux des équipes de l’Unité de Cardiologie d’Alfort- IMMR-Fondation Un Cœur, en particulier Dr. Nicolas Borenstein, Pr. V. Chetboul, Drs. L. Enrique Carazo, V. Saponaro, P. Passavin, C. Poissonnier et A. Pun Garcia (mécénat Fondation Un Cœur/UCA) ainsi que ceux du Pôle Anesthésie-Réanimation-Urgence-Soins Intensifs du Centre Hospitalier Universitaire Vétérinaire d’Alfort (équipes du Pr. P. Verwaerde, Dr. R.Fernandez avec Dr. A. Barbarino).  Nous lui souhaitons longue vie !

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La magie du coeur pour Potter !

Une nouvelle prouesse chirurgicale pour ce tout petit chien atteint d’une malformation cardiaque qui nécessitait, pour être traitée, la pose d’un dispositif. Ce dernier a pu être glissé dans une artère d’à peine 2 mm, en faisant une toute petite ouverture dans le creux de l’aine ! Comme pour Pixelle (voir post du 14/11/19) c’est une sonde échographique très spéciale, utilisée chez l’homme au cours de chirurgies cardiaques, qui a permis de déterminer si l’intervention était ou non réalisable et quelle artère utiliser. Potter a regagné son foyer le lendemain et a passé les fêtes en pleine forme à la joie de sa famille !

Cliquez sur ce lien pour visionner le retour de Potter dans sa famille !

Un grand merci aux équipes conjointes de l’IMMR-Unité de Cardiologie d’Alfort-Fondation Un Coeur : en particulier au Dr. Nicolas Borenstein, au Pr. V. Chetboul, aux Drs. L. Enrique Carazo, V. Saponaro, P. Passavin, C. Poissonnier, K. Kartout, A. Pun Garcia et M.P. Alvarado (mécénat Fondation Un Cœur/UCA) ainsi qu’au Pôle Anesthésie-Réanimation-Urgence-Soins Intensifs de l’École Nationale Vétérinaire d’Alfort (équipes du Pr. Patrick Verwaerde et Dr. Rocio Fernandez).


Un an après son intervention : publication de cette première chirurgicale et vacances pour Ida !

L’altitude constitue un risque pour les patients cardiaques, qu’il s’agisse d’humains ou d’animaux. Néanmoins, après un ultime check-up complet (aux résultats parfaits) réalisé à l’Unité de Cardiologie d’Alfort, Ida a eu l’autorisation de profiter de vacances en famille à la montagne !

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La réussite de son intervention qui fut une première (pose d’une valve à cœur fermé) vient d’être publiée dans le Journal of Veterinary Cardiology : https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/31785529#

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Bravo à toutes les équipes et un grand merci à la société Medtronic pour le don du stent valvé  et deux fondations réunies, Fondation Bardot et Fondation Un Cœur. 


Un entraînement un peu spécial chez les tapirs !

Dans le cadre du clinicat vétérinaire faune sauvage financé par la Fondation Un Cœur, l’entraînement médical de Tengah, le Tapir de Malaisie mâle de la Ménagerie du Jardin des plantes de Paris, a été approfondi.

Cet entraînement consiste à … lui gratouiller le ventre ! Le but de la manœuvre est de pouvoir contrôler des zones inaccessibles en temps normal et de pratiquer des interventions médicales sans engendrer de stress et sans recourir à une anesthésie générale, comme, par exemple, réaliser une prise de sang ou appliquer de la pommade sur ses pattes.

Ainsi, le suivi de son état de santé peut être optimal … ce qui n’a pas l’air de lui déplaire !

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De bonnes nouvelles de Pakita opérée il y a plus de 6 mois !

Pakita, petite Spitz opérée il y a plus de 6 mois maintenant (voir post du 20/05/19), se porte très bien et vit totalement normalement. Ses propriétaires nous ont envoyé un souvenir de ses vacances d’été : un peu de soleil pour nous réchauffer le cœur !

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Un grand merci à tous ceux qui se sont mobilisés pour Pakita : les équipes du Dr. N. Borenstein (IMMR) et de la Fondation Un Cœur, du Pr. V. Chetboul (Unité de Cardiologie d’Alfort, UCA), du Pr. P. Verwaerde et du Dr. R. Fernandez (services soins intensifs/anesthésie) du Centre Hospitalier Universitaire d’Alfort, sans oublierM.P. Alvarado (UCA, mécénat de la Fondation Un Cœur), en charge des soins de Pakita.

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Reportage : conférence sur la cardiologie des animaux sauvages et exotiques

La Fondation Un Cœur, en partenariat avec l’association Yaboumba Junior Alfort, a organisé le 12 novembre une conférence sur le thème de la cardiologie des animaux sauvages et exotiques. Cet événement a rencontré un franc succès : plus de 160 étudiants sont venus écouter les Drs Valérie Chetboul, Norin Chai, Lionel Schilliger, Mathilde Gluntz et Pierre Huberdeau.

Conf YabDe nombreux étudiants, toutes promotions confondues, sont venus assister à la conférence

Cette soirée, placée sous le signe de l’amitié, a surtout mis en avant le travail d’équipe entre les vétérinaires en faune sauvage et les spécialistes en cardiologie. Les Drs Chetboul, Chai et Schilliger ont en effet initié l’étude de cette discipline, encore méconnue chez les reptiles ou les grands félins il y a une vingtaine d’années.

De cette collaboration sont nés de nombreux travaux, largement publiés.

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Le Dr Norin Chai a notamment présenté le 1er cas de chirurgie cardiaque pratiqué chez une panthère des neiges, datant de 2010. Elle présentait un souffle cardiaque (systolique basal gauche), de grade important (entre 4 et 6), associé à un abattement. Une échocardiographie a été réalisée à l’Unité de Cardiologie d’Alfort, révélant une sténose très important de l’artère pulmonaire : son diamètre était seulement de 5 mm, et le sang y circulait alors à une vitesse très élevée. L’opération réalisée a consisté en une valvuloplastie par ballonnet. Après avoir cathétérisé la jugulaire, une sonde y a été insérée par fluoroscopie, qui a servi à guider le passage du ballon. Une fois au niveau de la sténose, le ballon a été gonflé pour dilater l’artère. Cette chirurgie a été un succès pour la panthère, dont l’abattement a totalement disparu dès la première semaine post-opératoire.

Le Dr Schilliger, spécialiste des reptiles, a ensuite abordé les particularités de ce groupe d’espèces, qui possèdent un cœur à l’anatomie originale ! Contrairement aux chiens, les reptiles ne présentent par exemple pas de toux en cas d’œdème pulmonaire cardiogénique. De plus, le ventricule du cœur des reptiles n’est pas cloisonné, mais présente des anfractuosités  appelés cava, contrairement aux crocodiliens, dont la morphologie du cœur est globalement semblable à celle des mammifères.

Toutes ces particularités permettent l’adaptation des reptiles à leur environnement. Les varans sont par exemple capables de « shunter » leur cœur par différence de pression lorsqu’ils se mettent en apnée. Cela permet de dévier le sang pauvre en oxygène vers la circulation systémique, afin de favoriser la perfusion des organes vitaux.

Les Drs Chetboul et Schilliger ont ensuite présenté leur premier projet réalisé il y a une vingtaine d’années : la mise en place d’un examen cardiaque standardisé chez les serpents. Ce travail a mené à une publication détaillant les différentes coupes à réaliser lors de l’examen échocardiographique des serpents.

Le Dr Huberdeau a enfin exposé les particularités de la cardiologie chez les oiseaux. La présentation clinique des pathologies cardiaques, ainsi que la manière de mener l’examen cardiaque chez ces espèces ont été détaillées.

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La cardiologie en faune sauvage et exotique a fait de nombreux progrès, et les recherches continuent grâce aux Dr Mathilde Gluntz et Pierre Huberdeau, actuellement en clinicat respectivement de cardiologie faune sauvage et faune sauvage, deux programmes financés par la Fondation Un Cœur, en partenariat avec l’association Yaboumba, l’Unité de Cardiologie d’Alfort, la Ménagerie du Jardin des Plantes et le Muséum d’Histoire Naturelle.

La Fondation Un Cœur permet donc au Dr Huberdeau de se former sur le terrain pendant 6 mois, en participant au suivi des cas, à la préparation et à la réalisation des interventions vétérinaires sur les animaux. De plus, il participe au suivi prophylactique des espèces du parc, ainsi qu’aux autopsies.

Pour en savoir plus :

1)     Chai N, Behr L, Chetboul V, Pouchelon JL, Wedlarski R, Tréhiou-Sechi E, Gouni V, Misbach C, Petit AM, Bourgeois A, Hazan T, Borenstein N. Successful treatment of a congenital pulmonic valvular stenosis in a snow leopard (Uncia uncia) by percutaneous balloon valvuloplasty. J Zoo Wildl Med. 2010 Dec;41(4):735-8.

2)     Chai N, Petit T, Kohl M, Bourgeois A, Gouni V, Trehiou-Sechi E, Misbach C, Petit A, Damoiseaux C, Garrigou A, Guepin R, Pouchelon JL, Chetboul V. Prevalence of valvular regurgitations in clinically healthy captive leopards and cheetahs: a prospective study from the wildlife cardiology (WLC) group (2008-2013).J Zoo Wildl Med. 2015 Sep;46(3):526-33.

3)     Chai N, Pouchelon JL, Bouvard J, Sillero LC, Huynh M, Segalini V, Point L, Croce V, Rigaux G, Highwood J, Chetboul V. Proposed simple method for electrocardiogram recording in free-ranging asian elephants (elephas maximus).J Zoo Wildl Med. 2016 Mar;47(1):6-11.

4)     Chetboul V, Schilliger L, Tessier D, Pouchelon JL, Frye F.[Specific features of echocardiographic examination in ophidians. Schweiz Arch Tierheilkd 2004 Jul;146(7):327-34.

5)     Schilliger L, Chetboul V, Damoiseaux C, Nicolier A. Restrictive cardiomyopathy and secondary congestive heart failure in a mcdowell’s carpet python (moreliaspilotamcdowelli).J Zoo Wildl Med. 2016 Dec;47(4):1101-1104.

6)     Schilliger L, Tréhiou-Sechi E, Petit AM, Misbach C, Chetboul V. Double valvular insufficiency in a Burmese python (Python molurusbivittatus, Linnaeus, 1758) suffering from concomitant bacterial pneumonia.J Zoo Wildl Med. 2010 Dec;41(4):742-4.


Les bonnes nouvelles n’arrivent jamais seules : voici l’histoire de Léa !

Léa, 7 mois, faisait partie d’une portée de 7 chiots, tous abandonnés. Elle était la seule malade, atteinte d’une cardiopathie congénitale grave. Grâce à la Fondation Assistance aux Animaux, Léa a pu être recueillie par une maitresse très attentionnée et a pu bénéficier il y a quelques jours de la même intervention que Pia, utilisant un matériel novateur similaire. Léa est déjà retournée dans sa nouvelle maison pour convalescence avec repos absolu pendant un mois. Une belle histoire pour finir l’année en douceur !

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Un grand merci à tous ceux qui se sont mobilisés pour Léa: les équipes du Pr. V. Chetboul (Unité de Cardiologie d’Alfort) et du Pr. P.Verwaerde (service soins intensifs) du Centre Hospitalier Universitaire d’Alfort ainsi que celles du Dr. N. Borenstein (IMMR) et de la Fondation Un Cœur, et en particulier M.P. Alvarado et A. Pun Garcia, en charge des soins de Léa avec les Drs. L. Enrique Carazo, P. Passavin, V. Saponaroet E. Vannucci. Merci également à la Fondation Assistance aux Animaux.


Qu’est ce qu’un Holter ?

La Fondation Un Cœur soutient la cardiologie vétérinaire. Celle-ci fait appel, comme pour l’homme, à différents outils diagnostiques, comme le Holter. Qu’est-ce qu’un Holter ?

Un Holter est un instrument diagnostique très utile en cardiologie. Bien connu en médecine humaine, son champ d’application s’étend aussi à la médecine vétérinaire, chez les chiens surtout, et chez les chats. Mais à quoi sert-il, et surtout en quoi est-il utile chez nos animaux ?

Un Holter est un outil portable qui permet un enregistrement en continu de l’activité électrique cardiaque, ou électrocardiogramme (ECG), au minimum pendant 24 heures. En pratique, il comporte deux parties : un boîtier d’enregistrement et un logiciel d’analyse. L’appareil est branché à l’animal par 5 à 7 électrodes, scotchées sur son thorax. L’ensemble est finalement plus petit qu’un téléphone portable, tout est maintenu dans un gilet. Cela permet d’augmenter le confort de l’animal, tout en préservant le dispositif bien en place, et ceci de façon totalement indolore.

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Un Holter et son dispositif d’attache au chien (Dr Vittorio Saponaro – Unité de Cardiologie d’Alfort)

Il existe plusieurs types de Holter, selon la durée d’enregistrement souhaitée : 24, 48 voire une semaine. Pour des périodes plus longues, le Holter est implanté directement sous la peau, cette fois-ci sous la forme d’un micro-dispositif de quelques centimètres, appelé cardiaceventrecorder. L’enregistrement peut alors durer un an.

 

Mais pourquoi avoir recours au Holter chez nos animaux ?

Il est possible qu’après l’examen clinique de l’animal, et suite à de premiers examens complémentaires, le vétérinaire ait encore besoin de préciser le diagnostic.

-        Soit l’auscultation cardiaque met en évidence une arythmie, l’enregistrement Holter va alors permettre de mieux analyser et d’étudier sa récurrence au cours de la journée.

-        Soit l’animal ne présente pas d’arythmie au cours de l’auscultation, le Holter peut permettre de dépister des arythmies dites « occultes », qui se manifesteraient en dehors de la consultation et qui pourraient alors expliquer certaines manifestations cliniques (pertes de connaissance par exemple).

L’utilisation d’un Holter peut aider le vétérinaire à évaluer de façon précise l’efficacité d’un traitement anti-arythmique. Ceci est par exemple très utile lors de fibrillation atriale. Ce trouble du rythme cardiaque, plus souvent rencontré chez les grands chiens, est caractérisé, comme chez l’Homme, par des battements cardiaques irréguliers à haute fréquence. Si l’enregistrement Holter met en évidence une fréquence cardiaque moyenne de 125 battements par minute ou moins au cours de la journée, avec le traitement, le pronostic sera plus favorable.

Enfin, le Holter permet le dépistage de certaines maladies cardiaques caractéristiques de races particulières, difficilement décelables, voire indécelables, à l’échocardiographie. On peut citer :

-        la myocardiopathie dilatée chez le Doberman, révélée au Holter s’il enregistre plus de 300 extrasystoles ventriculaires par jour ;

-        la myocardiopathie arythmogène droite chez le Boxer, révélée au Holter s’il enregistre, entre autres, plus de 100 extrasystoles ventriculaires par jour ;

-        l’arythmie ventriculaire familiale chez le Berger Allemand, caractérisée par des arythmies potentiellement létales, survenant préférentiellement pendant le sommeil, notamment chez le jeune.

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Holter sur un Doberman (Dr Vittorio Saponaro – Unité de Cardiologie d’Alfort)

 Les indications de l’examen Holter en médecine vétérinaire sont donc multiples.

Une fois installé sur l’animal, ce dernier rentre simplement chez lui pour la période définie. Il mène ses activités habituelles, et il est demandé au propriétaire de tenir un « journal » pour répertorier les heures précises d’apparition d’éventuels événements (malaises ou épisodes de fatigue par exemple).

Les seules limites de l’examen Holter sont les éventuels artéfacts qui peuvent être enregistrés si l’appareil bouge.

L’ultime étape est ensuite le recueil, l’analyse et l’interprétation des données. Le Holter comporte un logiciel qui distingue dans un premier temps les battements atypiques de ceux normaux. Un opérateur vérifie enfin tous les événements et corrige les éventuelles fausses interprétations du logiciel, afin d’établir le diagnostic final.

Le Holter est devenu un outil indispensable au cardiologue vétérinaire. Il s’agit d’un examen de choix chez l’animal atteint d’arythmie cardiaque, afin de le traiter au mieux. Chez nos carnivores domestiques, l’enregistrement le plus commun est réalisé sur 24 heures.

 

Bibliographie :

1 -  J Vet Cardiol. 2017 Oct;19(5):405-415. doi: 10.1016/j.jvc.2017.08.006. Epub 2017 Sep 29.

European Society of Veterinary Cardiology screening guidelines for dilated cardiomyopathy in Doberman Pinschers.

Wess G1, Domenech O2, Dukes-McEwan J3, Häggström J4, Gordon S5.

 2 -  Acta Myol. 2017 Sep 1;36(3):135-150. eCollection 2017 Sep.

Arrhythmogenic right ventricular cardiomyopathy in Boxer dogs: the diagnosis as a link to the human disease.

Vischer AS1,2, Connolly DJ3, Coats CJ1, Fuentes VL3, McKenna WJ4, Castelletti S1,5, Pantazis AA1,6.

 3 – Nherited ventricular arrhythmia in German Shepherd dogs. in Santilli, Moise, Pariaut, Perego

I. Santilli Ed. Edra, Milano, 2018 p. 224-225.

 

Un grand merci au Dr Vittorio Saponaro, de l’Unité de Cardiologie d’Alfort, pour sa pédagogie et pour ses explications sur le sujet.

 


Flamants roses

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Le Flamant rouge (Phoenicopterus ruber) est une espèce protégée, dont la couleur si particulière des plumes s’explique par leur alimentation à base de crustacés.

Près d’une trentaine de flamants ont pu bénéficier ce mois-ci d’un bilan de santé complet, incluant entre autres un check-up cardiovasculaire inédit, par les équipes de la Ménagerie du Jardin des Plantes (Dr. N Chai) et de l’Unité de Cardiologie d’Alfort (Drs C Poissonnier et P Passavin), avec la participation du Dr M Gluntz (clinicat cardiologie/faune sauvage soutenu par la Fondation Un Cœur et  l’association Yaboumba). Les oiseaux étaient tous en parfaite santé, et les données récoltées serviront de précieuse base pour aider à soigner au mieux cette espèce. »

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D’excellentes nouvelles de Gina, la Labrador aux « 3 pacemakers », deux ans et demi plus tard !

   Cette adorable Labrador souffrant d’une grave arythmie avec malaises fréquents, avait été suivie et opérée d’une reprise d’implantation de pacemaker par les équipes de l’UCA-IMMR. Grâce à deux dons, l’intervention avait pu avoir lieu : elle a consisté, en la pose, en urgence, d’un 2ème pacemaker temporaire par voie endovasculaire, afin de permettre l’anesthésie pour la pose d’un 3ème pacemaker définitif par voie endovasculaire également (l’électrode étant fixée à l’intérieur du cœur et la pile placée à la base du cou).

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   Le dernier contrôle et réglage du pacemaker a confirmé ce mois-ci son bon fonctionnement pour encore plusieurs années ! Gina est toujours en pleine forme, mène une vie parfaitement normale et ne fait même pas son âge (10 ans).

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   Merci aux équipes de l’IMMR (Dr. N Borenstein), Unité de Cardiologie d’Alfort (Pr. V Chetboul), Fondation Un Cœur ainsi qu’aux personnes ayant permis le don et le réglage des pacemakers de Gina.


Des nouvelles d’Ida 7 mois plus tard… !

     Vous souvenez-vous d’Ida, cette adorable petite chienne, ayant bénéficié le 19 décembre 2018 du premier remplacement d’une valve cardiaque à cœur fermé ? Ida se porte toujours à merveille au bonheur de sa famille et de l’ensemble de ses soignants !

     Au dernier contrôle écho-Doppler cette semaine, la valve artificielle s’ouvre et se ferme toujours parfaitement bien et son cœur a ainsi retrouvé une fonction et une taille normales.

 

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     Merci à tous ceux, nombreux, qui se sont unis pour sauver Ida :

M. Bob Melder et M. Bruno Lecointe, Dr. N. Borenstein, Pr V. Chetboul, Pr. P. Verwaerde, Drs A. Morlet, P. Passavin, R. Fernandez, G. Giannettoni, E. Trehiou-Sechi, V. Saponaro, C. Poissonnier, S. Ghazal, S. Lefort, L. Enrique, C.R. Marchal, J. Delle Cave, E. Vannucci, C. Roux, C. Martin, T. Ternisien, Mmes L. Abassebay et M.-L. Robert (société Medtronic, IMMR, Unité de Cardiologie d’Alfort (UCA), PôleAnesthésie-Réanimation-Urgence-Soins intensifs du CHUVA à l’École Nationale Vétérinaire d’Alfort, avec le soutien de la Fondation Un Cœur et de la Fondation Brigitte Bardot).


Des nouvelles de Jupi, Berger Blanc Suisse opérée du cœur, 5 ans après : un touchant message de ses propriétaires !

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DES NOUVELLES DE JUPI, BERGER BLANC SUISSE OPÉRÉE DU CŒUR, 5 ANS APRÈS : UN TOUCHANT MESSAGE DE SES PROPRIÉTAIRES !

 Jupi était atteinte d’une anomalie grave de deux valves cardiaques. Cette double malformation congénitale est rare et la correction concomitante des deux, qui a eu lieu pour Jupi en 2014, n’avait jusqu’alors pas été décrite à notre connaissance. Voici le message reçu de la part de ses propriétaires :

« Bonjour à tous, voici quelques nouvelles de notre Jupi, opérée d’une insuffisance cardiaque en octobre 2014. Elle a eu 5 ans en avril. Incroyable ! Malgré quelques péripéties de temps en temps, elle va super bien et profite de sa vie, court, et adore jouer, grâce à vous. Tout le monde est étonné de voir à quel point elle est vive. Même les vétérinaires nous disent régulièrement qu’on n’a pas l’impression qu’elle est cardiaque … et qu’est ce que ce serait si elle n’était pas cardiaque ! On espère la garder encore beaucoup d’années auprès de nous.  Encore merci à tous, vous faites un travail magnifique ».

 Un grand merci aux équipes conjointes de l’IMMR-Unité de Cardiologie d’Alfort-Fondation Un Coeur pour avoir donné cette nouvelle naissance à Jupi !

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Une nouvelle prouesse technique chirurgicale cardiaque pour Pixelle, petite Jack Russel Terrier de 5 mois atteinte d’une malformation cardiaque de naissance !

Cette malformation cardiaque nécessitait la pose d’un dispositif de grande taille pour être traitée. Cependant, en raison du très petit format de Pixelle, il n’était pas certain qu’il puisse être introduit par les artères jusqu’au cœur sans ouvrir le thorax. Afin de vérifier si une telle opération pouvait être tentée, il a été dans un premier temps nécessaire de mesurer le diamètre des artères fémorales de Pixelle (2,5 mm seulement !) avec une sonde échographique très spéciale, utilisée au cours de chirurgies cardiaques chez l’homme.

Les cardiologues vétérinaires ont alors donné leur feu vert et la malformation de Pixelle a pu être totalement corrigée sans ouverture du thorax. Pixelle a ainsi pu rentrer chez elle 24 heures plus tard très en forme, pour le plus grand bonheur de ses propriétaires !

Un grand merci aux équipes conjointes de l’IMMR-Unité de Cardiologie d’Alfort-Fondation Un Coeur : en particulier aux  Drs. Nicolas Borenstein, Olivier Chevènement, Camille Poissonnier, Maria Paz Alvarado (mécénat Fondation Un Cœur/UCA) et au Professeur Valérie Chetboul ainsi qu’au Pôle Anesthésie-Réanimation-Urgence-Soins Intensifs de l’École Nationale Vétérinaire d’Alfort (Pr. Patrick Verwaerde et Dr. Rocio Fernandez) et au Dr. Rankowski. 

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Pakita, petite spitz de 5 mois atteinte d’une malformation cardiaque de naissance très avancée, a été opérée avec succès le 10 mai dernier !

Merci à toutes les équipes qui ont travaillé main dans la main pour Pakita : l’IMMR, l’Unité de Cardiologie d’Alfort (UCA) et le Pôle Anesthésie-Réanimation-Urgence-Soins intensifs de l’École Nationale Vétérinaire d’Alfort, le Dr. Pierre Lemaire, avec l’aide de la Fondation Un Cœur.

Un merci tout particulier au Dr. Maria Paz Alvarado qui a pris en charge Pakita ! Diplômée de la Faculté de Médicine Vétérinaire de l’Université Nationale de Costa Rica, Maria Paz a rejoint l’équipe de l’UCA en janvier dernier grâce à un mécénat de la Fondation Un Cœur.

Dr. Maria Paz Alvarado et Pakita

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Une première en chirurgie cardiaque vétérinaire : des nouvelles d’Ida 3 mois et demi après !

Ida, la première chienne ayant bénéficié de la pose d’une valve sans ouvrir le cœur, revit ! La valve marche parfaitement bien, son cœur a retrouvé une taille normale en moins d’un mois et les traitements sont à présent progressivement allégés. Comme vous le voyez sur ces vidéos, elle marche, court et profite enfin de la vie auprès de sa famille !

Encore une fois bravo et merci à toutes les équipes qui ont travaillé main dans la main : la société Medtronic, l’IMMR, l’Unité de Cardiologie d’Alfort et le Pôle Anesthésie-Réanimation-Urgence-Soins intensifs de l’École Nationale Vétérinaire d’Alfort, avec l’aide de la Fondation Un Cœur et de la Fondation Brigitte Bardot, une nouvelle fois réunies.

M. Bob Melder et M. Bruno Lecointe, Dr. N. Borenstein, Pr V. Chetboul, Pr. P. Verwaerde, Drs A. Morlet, P. Passavin, R. Fernandez, G. Giannettoni, E. Trehiou-Sechi, V. Saponaro, C. Poissonnier, S. Ghazal, S. Lefort, L. Enrique, C.R. Marchal, J. Delle Cave, E. Vannucci, C. Roux, C. Martin, T. Ternisien, Mmes L. Abassebay et M.-L. Robert.

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Le dendrolague est un kangourou arboricole menacé d’extinction à cause de la chasse et de la perte de son habitat

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Un programme d’élevage européen de ce marsupial a été mis en place. La Ménagerie du Jardin des Plantes, qui s’implique activement dans la protection des espèces en voie de disparition, y participe. Dans le cadre du Clinicat en cardiologie faune sauvage soutenu par la Fondation Un Cœur et l’association Yaboumba, dirigé par le Dr. Norin Chaï et le Pr. Valérie Chetboul, Kau Kau, une jeune femelle dendrolague qui a rejoint récemment la Ménagerie a pu bénéficier d’un check-up cardiaque complet.  Nous sommes heureux de vous annoncer qu’elle se porte comme un charme.

Merci aux Drs. Solène Lefort et Vittorio Saponaro (Unité de Cardiologie d’Alfort) de leur implication.

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Les maladies cardiaques chez les grands félins


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Les maladies cardiaques peuvent affecter les grands félins. La fondation Un Coeur, en association avec l’association Yaboumba et le muséum d’histoire naturelle (Dr. Norin Chai) ainsi que l’Unité de Cardiologie d’Alfort (UCA, Pr. Valérie Chetboul) soutient leur dépistage et leur traitement.

Le 8 et 9 mars se tenait à l’Ecole Nationale Vétérinaire d’Alfort le congrès de l’association Yaboumba Junior consacré aux nouveaux animaux de compagnie (NAC) et à la faune sauvage. Une des intervenantes était le Dr Solène Lefort qui, dans le cadre de son Clinicat en cardiologie des animaux sauvages et exotiques financé par la Fondation Un Coeur, a présenté une conférence expliquant une affection cardiaque congénitale particulière découverte par ces équipes (le ventricule droit à double chambre) et pouvant toucher les bébés panthères. Une centaine de personnes était présente.

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Un bilan de santé pour les grands tatous velus de la Ménagerie du Jardin des plantes de Paris

Début février, les grands tatous velus de la Ménagerie du Jardin des plantes de Paris ont bénéficié d’un bilan de santé grâce à leurs soigneurs et à l’équipe vétérinaire, dont fait partie le clinicien formé dans le cadre du clinicat faune sauvage financé par la Fondation Un Cœur. Une échographie abdominale et une auscultation cardiaque ont notamment pu être pratiquées afin d’obtenir de précieuses données physiologiques sur leur état de santé, qui seront utiles lors des prochains suivis de ce couple.

Ces animaux d’Amérique du Sud sont reconnaissables à leurs plaques cornées qui forment une carapace protectrice lorsqu’ils se roulent en boule. Bien que la population globale de cette espèce soit plutôt stable, elle est par endroits menacée par l’extension des zones agricoles et par la chasse pour sa viande et pour sa carapace, utilisée pour fabriquer des instruments de musique.

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Clinicat vétérinaire faune sauvage – Entraînement médical des pandas roux de la Ménagerie du Jardin des plantes

Dans le cadre du clinicat vétérinaire faune sauvage à la Ménagerie du Jardin des plantes de Paris, financé par la Fondation Un Cœur, un travail d’entraînement médical des pandas roux a été approfondi.

Cet entraînement est un outil qui permet des interventions médicales sur des animaux sauvages sans engendrer de stress et sans recourir à une anesthésie générale. Il consiste à habituer l’animal à des gestes nécessaires à son examen clinique ou la réalisation d’un acte médical grâce à des récompenses, comme ici, des raisins. Chez ces pandas roux, cet entraînement permet de réaliser une auscultation cardiaque, une palpation abdominale et une échographie des organes abdominaux. Ainsi, le suivi de l’état de santé et de la reproduction de ces pandas roux peut être mené de façon optimale.

Les pandas roux sont en danger d’extinction, notamment à cause de la destruction de leur habitat au profit d’activités humaines. La Ménagerie du Jardin des plantes de Paris participe au programme d’élevage conservatoire de cette espèce.

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